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lundi 3 avril 2017

Faudrait culpabiliser

En rangeant mes fichiers dans le cloud, je suis tombée sur un échange de mails entre mon ex et moi qui, après coup, m'a fait hurler de rire.

Nous étions en plein marasme mais il ne savait pas encore que je savais qu'il sautait sa belle-soeur, j'ai décidé de lui envoyer une perche tout en espérant qu'il plongerait avant de l'attraper - je l'ai déjà dit, une femme trompée investigue mieux que le FBI - mes voeux furent exaucés. Dans sa rage, sa hargne (résultant de sa culpabilité), il a écrit noir sur blanc qu'il était un mauvais mari et un mauvais amant mais ... ben oui, il y a toujours un "mais" ... la faute me revenait, évidemment !

  • Nous ne faisions plus l'amour depuis près de deux ans mais je n'avais rien fait pour arranger les choses.
  • Nos problèmes financiers venaient du fait que j'allais chez le coiffeur toutes les semaines (CQFD).
  • Il s'était rapproché de son frère et de ses neveux mais c'était sa famille et ça "je ne le supportais pas" ... évidemment il n'a pas parlé de sa belle-soeur et pour cause.
  • Problèmes de santé : je m'étais soignée et lui non.
  • Notre fils ne lui avait même pas souhaité son anniversaire, tandis que "sa famille" oui !
Et ça continuait ...

Je me suis retenue pour ne pas lui répondre à la lettre, mais il y a des moments où il faut savoir se taire pour mieux rebondir. L'extension de ses aveux était telle que je n'ai pu m'empêcher de penser que j'avais souhaité qu'il plonge mais que je n'avais jamais espéré qu'il plonge du plongeoir le plus haut, mais il l'avait fait !

Chacun de ses mots prouvait qu'il me connaissait et qu'il savait (du moins il espérait) que j'allais bondir, je ne lui ai pas fait ce plaisir, j'étais trop contente de ce que je venais de récolter. Ainsi :

  • C'était vrai que nous ne faisions plus l'amour depuis près de deux ans, mais parce qu'il n'y arrivait pas et n'avait jamais voulu régler le problème, sauf pour sa pintade.
  • Nos problèmes financiers avaient été causés par lui et pas par mon coiffeur, un mec qui se prend 400 000€ de redressement fiscal parce qu'il a triché ne devrait pas avoir le culot d'accuser sa femme ou qui que ce soit d'autre. Tout l'argent que j'avais mis de côté était parti dans les saisies bancaires, mais nos ennuis viendraient du coiffeur !?  Huissiers du trésor et du privé à la maison plusieurs fois par semaine, meubles et biens en saisie conservatoire, fiscaliste à payer à l'année, etc etc etc ... et ce serait de ma faute ? Trouduc va !!!
  • Le "rapprochement" avec son frère et ses neveux, je ne vais même pas en parler, je ne l'ai que trop fait et le résultat est connu : sauter sa belle-soeur à l'aide de la pilule du week-end, Cialis, dont l'effet dure 36 heures et la boite de quatre comprimés coûte 69€ (c'est un bon chiffre).
  • Mes "problèmes de santé" (selon lui) : c'est vrai que quand on se retrouve avec trois ulcères à l'estomac, un organisme défaillant à cause d'une putain de maladie de la thyroïde provoquée par les problèmes qu'il a créés tout seul, l'ouïe en berne et donc deux interventions chirurgicales en l'espace de dix mois, la tension au ras des pâquerettes et une dépression nerveuse du tonnerre ... eh bien on a tendance à se soigner, n'en déplaise à ce connard !
  • Quant à notre fils qui ne lui avait pas souhaité son anniversaire : fallait pas lui mentir comme un arracheur de dents, trouduc, fallait pas le prendre pour un second (voire troisième) choix, il aurait surtout fallu être un père aimant mais son amour paternel était gardé pour ses neveux, "ses" enfants, le nôtre n'était qu'une broutille, il était allé jusqu'à lui dire "je considère que tu es un échec car tu n'es pas baptisé", pauvre sombre con !!!

Je lui ai répondu sans colère (je me suis contenue) et presque en bécasse (que je ne suis pas) mais celui qui rit en dernier est celui qui rit le mieux !
Comme il n'avait pas réussi à me faire sortir de mes gonds il a surenchéri de plus belle et moi stoïque et rigolant déjà ... mais il a raté son essai. Quelques jours après il était hors de chez moi et surtout hors de ma vie mais il a encore essayé de me culpabiliser dans le genre "de toutes façons ici j'ai toujours été hébergé" ou bien "ne viens pas pleurer après" ou encore "tu es dessous de tout" ... c'est ça, dégage et sois sur que je ne viendrai pas pleurer par contre toi, où tu as passé l'hiver va passer l'été.

Je n'ai aucun regret ou alors celui de ne pas l'avoir viré avant. Je n'ai pas culpabilisé non plus, près de quatre ans se sont passés et je vais bien, de mieux en mieux même ! Pow pow pidow !



Les hommes sont tous les mêmes.
Seuls leurs visages sont différents pour qu'on puisse les distinguer.

mardi 29 juillet 2014

Faut-il avouer l'infidélité ?



Qui dit infidélité dit pour beaucoup culpabilité. Faut-il pour autant se soulager en avouant, au risque de reporter ce poids sur l'autre, ou de voir son couple exploser?


C'est une question que presque tout le monde s'est un jour posée, qu'il ait ou non trompé l'autre: faut-il confesser une infidélité ou au contraire garder envers et contre tout ce secret, sous peine de prendre le risque de voir son couple exploser? Existe-t-il d'ailleurs une réponse catégorique à cette interrogation, tant chaque histoire a sa propre logique, ses propres tenants et aboutissants? A défaut de certitudes, voici quelques éléments de réponse. 



Se poser la question: l'autre est-il en mesure d'entendre la vérité?




"Difficile d'être catégorique en la matière", prévient Alice de Lara, thérapeute de couple et médiatrice familiale. "Tout dépend avant tout du couple et de son fonctionnement, ainsi que de la capacité de l'autre à recevoir une telle information." C'est, selon elle, la première question à se poser lorsque, "pétri de culpabilité", on souhaite se livrer, au sens propre comme au sens figuré: "A qui fais-je cette confession? Est-elle/il en mesure de l'entendre?" En effet, poursuite Alice de Lara, la plupart du temps, ce désir de parler, de ne plus mentir, est motivé par une envie de ne plus souffrir de ce secret "qui peut en ronger certains". 



D'ailleurs, constate la thérapeute, "souvent, la personne adultère qui ne supporte plus cette culpabilité n'a même pas besoin de parler, il ou elle est découvert(e) en raison d'un acte manqué". Et de se rappeler ce patient, "qui ne descendait jamais les poubelles et qui, après avoir trompé sa femme chez eux, a consciencieusement fait le ménage pour effacer les preuves, tout en 'oubliant' les deux coupes à champagne au bord de l'évier". 


Avouer... pour soulager sa conscience? 


"Libérer sa conscience, c'est un peu facile", glisse encore Alice de Lara. "D'une certaine manière, c'est une façon de se dédouaner et de faire endurer à l'autre ce poids que l'on n'arrive plus à porter." Autrement dit, si la seule motivation de la confession est "de se sentir soi même mieux après", il n'est pas évident que ce soit la chose la plus généreuse à faire.  
Ceci étant dit, il est bon de garder à l'esprit cette réalité: beaucoup d'entre nous ont une conscience morale, que Jacques Lacan appelait "le surmoi", si forte qu'ils ne peuvent tout simplement pas ne pas avouer. Tout en sachant le mal que cela provoquera et les conséquences à long terme, ce besoin de se soulager du secret est plus fort qu'eux. 

Respecter le souhait d'ignorance de l'autre

 

Un secret qui d'ailleurs souvent n'en est pas un, souligne Alice de Lara. "Il est rare que l'autre n'ait aucun doute. Avec les téléphones portables aujourd'hui, il est devenu bien difficile de ne pas éveiller les soupçons. Le simple fait de ne plus le laisser sur la table comme avant est un signe qui ne trompe pas. Mais ce n'est pas pour cela qu'il ne faut pas respecter le souhait implicite de l'autre de ne pas savoir. De nombreux couples durent ainsi, dans un non-dit moins douloureux qu'un grand déballage."  



"Je crois que j'en ai encore plus voulu à mon mari de me dire qu'il m'avait trompée que de l'avoir fait", confirme Myriam, 37 ans. "Savoir m'a détruite, m'a transformée en harpie qui voulait tout connaître des détails tout en souffrant comme une bête quand il me les donnait. Si vraiment, comme il me le jurait, c'était une erreur qui ne signifiait rien, pourquoi ne l'avait-il pas gardée pour lui? Nous serions peut-être encore ensemble, alors qu'après six mois de déchirements, je suis partie, incapable de pardonner." 


"Le dire" peut ausi permettre de réfléchir à cette situation de crise

 

Si, pour le couple de Myriam, la vérité a été fatale, Alice de Lara, observe que, parfois, elle peut également être le point de départ d'une "reconstruction". "J'ai vu des femmes -et plus rarement des hommes- accueillir l'information avec un calme surprenant, presque comme un soulagement", raconte-t-elle. "Le dire présente alors l'avantage de réfléchir à cette situation de crise, de considérer cette infidélité comme un signal d'alarme, la preuve que quelque chose ne fonctionne pas dans le couple", assure la thérapeute. "C'est presque également une manière pour l'adultérin de demander à l'autre de l'aider à s'arrêter."  
C'est un peu dans ce but qu'Isabelle, 45 ans, a fini par tout dire à son conjoint de sa liaison avec un collègue. "Je me sentais coupable bien sûr, mais surtout, j'ai réalisé que j'aimais profondément mon mari. Que j'avais succombé au charme de cet homme parce qu'il m'offrait ce qui me manquait dans mon couple: de la nouveauté, de l'attention, etc. Bien sûr, ce n'était pas la faute de mon conjoint si j'avais 'fauté', mais il avait sa responsabilité, il avait en quelque sorte démissionné de son rôle, préférant se consacrer à son travail plutôt qu'à nous deux. Et j'avais un peu fait la même chose d'ailleurs. En le lui disant, j'ai pris le risque que cela se termine, mais j'étais persuadée alors qu'il nous fallait cet électrochoc pour rallumer la flamme".  
A ce jeu de quitte ou double, Isabelle a gagné: "Dans un premier temps, il est entré dans une colère noire puis il est parti pendant une semaine sans me donner de signe de vie. Et puis petit à petit, nous avons tenté de renouer le lien, de repartir à zéro. Découvrir qu'un autre me désirait l'a 'réveillé'. Et si tout n'est pas simple encore aujourd'hui, nous sommes redevenus des amants." 



Suivre le lien
 
Dans mon cas, mon ex n'a jamais avoué, la première fois il a essayé d'amoindrir la chose mais mis entre l'épée et le mur il a admis et a demandé pardon, la deuxième fois il n'a rien admis du tout et ce jusqu'au moment où j'écris. D'ailleurs il a toujours été partisan de "si tu ne le sais pas tu ne souffres pas" (?) ce qui est étonnant parce qu'il devenait tellement agressif que c'était le premier signal d'alarme, par conséquent je souffrais !

Quand j'ai lu le témoignage d'Isabelle, je me suis dit que, dans mon couple, si quelqu'un avait des raisons (toutes les raisons) de tromper c'était bien moi et pourtant je ne l'ai pas fait, ce qui ne m'a pas empêchée d'essayer de rallumer la flamme des années durant, mais pour mon futur ex mari "rallumer la flamme"  voulait dire : TOUT ACCEPTER ! Eh non, je n'étais plus en état de tout accepter.

C'était quoi "tout accepter" ?

C'était accepter sa loi, celle qu'il avait créée, me taire et trouver des solutions aux problèmes qu'il créait aussi. C'était m'effacer pour le mettre en avant, dire amen à tous ses faits et gestes, laisser tomber mes enfants pour m'occuper des siens et surtout de son petit-fils. C'était vivre en dehors la loi tout en faisant semblant d'être respectable et riche, alors qu'il nous a ruinés physiquement, psychiquement et financièrement. Et il aurait peut-être exigé aussi que j'accepte qu'il soit l'amant de sa belle-soeur !? Allez savoir ...

Mais je ne pouvais plus me taire et surtout je ne le voulais plus ! Je ne supportais plus de me taire et de jouer le rôle de la femme heureuse, respectable et tout ce qui s'en suit ... Il me fallait me sortir de ce carcan et il m'a apporté sur un plateau la force de le faire, mais ça ne lui a pas plu et ça ne lui plait toujours pas, tant pis !



"Nous aurons le destin que nous aurons mérité."

Albert Einstein

samedi 5 juillet 2014

Femme trahie et culpabilité

Souvent, bien trop souvent, la femme qui apprend qu'elle a été trahie se sent coupable, je le sais car je l'ai vécu, c'est un tort et, en plus, c'est exactement ce que veut l'infidèle.

Mais pourquoi la femme se sent coupable ? Pour toutes sortes de raisons et si elle n'en trouve pas, elle est suffisamment maso pour s'en inventer. C'est pire encore si, de surcroit, elle est dans le déni, l'infidèle va appuyer là où ça fait mal et ça ne fait que compliquer encore plus les choses, car une femme trahie est vulnérable, totalement aux abois, tout se bouscule dans son cerveau, elle ne dort plus, mange peu et devient vite un zombie ... J'en ai vu des cas de femmes trahies, j'ai été trahie moi même et je n'ai pas fait exception à la règle, tout au moins lors de sa première infidélité (connue). Ainsi la première question est :

"Qu'est ce qu'elle a de plus que moi ?"

Rien, elle n'a rien de plus, ce sont les circonstances qui ont fait que ... La première maitresse de mon mari n'avait rien de plus que moi, mais alors vraiment rien, elle était tout ce qu'il était supposé ne pas aimer, maigre et plate, toujours en pantalons et avec des pulls à pompons, absolument pas coquette et détentrice d'une gouaille très vulgaire, elle avait beau avoir 35 ans et moi 46 je n'aurais rien échangé avec elle que ce soit du point de vue physique ou intellectuel.

Mais quand même, l'écart de 11 années était là, alors la deuxième question s'est imposée d'elle même :

"C'est parce que j'ai vieilli ?"

Eh non ! J'ai la chance d'avoir hérité d'un capital peau nickel, pas une ride, un corps harmonieux bien que j'avais pris du poids, ben lui aussi en avait pris et pas qu'un petit peu, il pesait à ce moment là la bagatelle de 148 Kg, il avait beau être grand il était quand même gros, mais je l'aimais comme il était, ce n'était pas un problème.

Et la troisième question pointe son nez :

"Qu'est ce que j'ai fait de mal ?"

Mais rien du tout ! J'ai toujours été là pour lui, plus souvent qu'à mon tour (et aujourd'hui je pense que c'était ça le problème), je l'aimais, j'avais élevé ses enfants comme s'ils étaient les miens, j'en avais connu des privations mais je n'avais jamais baissé les bras.

Et vlan, arrive la troisième interrogation qui est en fait une presque affirmation :

"C'est elle qui lui a couru après ! Elle veut ma place, il n'a rien compris au film !?"

Mais si, il a très bien compris, si bien compris que moi aussi j'avais pigé et si j'ai commis une faute ça a été celle de le lui faire remarquer ! Il affirmait que non et moi que si, il disait qu'il n'avait jamais rien remarqué et je lui disais qu'il était aveugle ou qu'il me prenait pour une imbécile ... Et j'ai été une imbécile, je n'aurais jamais du le lui dire, j'aurais du faire comme j'ai fait la fois suivante !!!

Là-dessus je me suis arrêtée de vivre, je ne dormais plus, je ne mangeais plus (côté régime c'était un kif) j'ai perdu 10 Kg en 15 jours et le 15ème jour j'ai voulu mettre un tailleur et la jupe m'est tombée aux pieds, je le lui ai fait remarquer le connard m'a répondu :

"Et tout ça c'est grâce à moi !"

J'étais tellement meurtrie que je n'ai pas saisi tout de suite qu'il était un vrai goujat !

Oui j'ai traversé toutes ces phases, mais le déni m'est passé assez vite, heureusement !!! J'ai vite fait de le mettre devant ses responsabilités et je lui ai dit que s'il ne m'aimait plus il devait partir, si c'était le contraire il devait la quitter ... C'était à lui de décider et il a décidé très vite, il l'a quittée et il est resté ... et pourquoi je ne l'ai pas viré ???

Il faut bien comprendre que les maitresses ne sont pas forcément plus belles que les épouses, pas plus tendres, pas plus intelligentes, elles ne font pas mieux l'amour (il a même essayé de me convaincre qu'il n'avait pas réussi à aller au bout avec elle, parce qu'il pensait à moi et se sentait coupable ... CQFD).

Une maitresse c'est l'attrait du fruit défendu, c'est le piment, c'est le feu ... pour eux ! Pour les femmes trahies c'est le monde qui s'écroule et elles leurs cherchent encore des excuses.

Il faut que toutes les femmes trahies assimilent que rien ne justifie l'infidélité de leurs conjoints, mais alors vraiment rien !!! Toutes leurs excuses sont bidon. Mon, alors, époux disait :

"J'ai mis le doigt dans l'engrenage et je ne savais plus comment m'en sortir, je ne voulais pas que tu l'apprennes, mais maintenant que tu sais et que c'est fini, je me sens soulagé."

J'en ai vu des choses dans ma vie, mais dire appeler une trahison, un coup de queue, une partie de jambes en l'air, de la baise ... "mettre le doigt dans l'engrenage" c'était la première fois. Mettre le doigt dans l'engrenage ... mon oeil !!!

Quand, neuf années plus tard, j'ai eu la confirmation qu'il avait recommencé à mettre son doigt (ou sa queue?) dans un autre engrenage, je ne me suis plus posé aucune de ces questions, j'ai simplement constaté que la deuxième pintade (connue), était ridée, avait les dents jaunes et qui se chevauchaient, d'accord c'était une blonde à forte poitrine (il n'a pas du y mettre que son doigt) et elle avait dix ans de moins que moi. En commun avec la première (pintade) elle avait :

  •  la gouaille vulgaire, 
  • elle venait d'une famille ou tout le monde "mettait le doigt dans l'engrenage" avec tout le monde, 
  • son intelligence était très moyenne, 
  • elle ne mettait que des pantalons,
  • elle lui faisait croire qu'il était le plus beau, le plus gentil, le plus tout ...

Mais elle avait une particularité :

  • elle était sa belle-soeur (cf. mon article "Affreux, sales et méchants 1 et 2) !

Je crois bien que tout l'amour que j'ai eu pour lui, et qu'il a si bien su tuer petit à petit, est définitivement mort ce jour là ! J'ai enfin compris à qui j'avais à faire un manipulateur d'une perversité incroyable, qu'en fait je ne le connaissais pas (cf. mes articles "Le loup déguisé en agneau" - "Le masque de l'agneau se fêle" - "Le pervers manipulateur").

Décidément je ne me suis posé aucune question, mais alors aucune, je savais (et j'en étais sûre) que je n'étais coupable de rien, que rien ne justifiait qu'il recommence et encore moins la personne avec qui il avait recommencé et sa manière de me traiter. Je n'ai pas pleuré, pas gémi sur mon sort, j'ai affronté la vérité (qu'il appelle MA vérité) même si je la trouvais dure, je l'ai affrontée avec réalisme et lucidité :

Ce pervers était né pour manipuler sous un visage d'ange, il me fallait m'en débarrasser avec intelligence et surtout sans qu'il s'y attende. Je devais lui couper l'herbe sous le pied (et j'ai pris un de ces pieds) voire lui arracher le tapis d'en dessous les pieds, j'ai réglé le problème en une demie-heure chrono, non sans avoir réuni toutes les preuves qu'il me fallait pour un divorce que je devinais très dur, mais à côté de tout ce que je venais de vivre je savais que ce serait du petit lait.

Il a été très déçu qu'il n'y ait ni cris ni larmes, il a été très surpris quand je l'ai mis au pied du mur, il n'a pas compris que je ne me pose pas plus de questions que ça et que, surtout, je ne lui pose pas de questions à lui ... Donc il a essayé de me culpabiliser mais, là encore, il a été surpris parce que je ne me sentais coupable de rien du tout, j'avais appris avec mes erreurs, contrairement à lui, et ça l'a décontenancé. Il a essayé de jouer les durs mais je n'en n'ai rien eu à faire, il a essayé de me piquer à vif et il a échoué ... même après notre séparation il a continué de faire son coq, comme si j'étais coupable de tout mais, jusqu'à présent, j'ai tenu bon, parce que j'ai compris que je ne suis coupable de rien !

Le divorce que j'aurais voulu par consentement mutuel, c'est dire si j'étais en paix avec moi même, n'a pas pu se faire ainsi, car il a posé des conditions qui relevaient d'une dictature et absolument pas d'un consentement mutuel, au bout de quelques mois d'échanges houleux, j'ai été obligée de demander le divorce pour faute, il se refusait même à prendre un avocat sous prétexte qu'il n'avait pas d'argent pour ce faire et moi je savais que c'était faux ! Evidemment il dit que je n'en veux qu'à son argent et qu'il ne me versera jamais un sou, évidemment il n'assume rien, évidemment je peux tout prouver.

A ce jour, il me reproche les cadeaux qu'il m'a fait et la "bonne" vie qu'il m'a donné ... oubliant volontairement et consciemment les années de galère qui ont précédé son ascension et celles qui ont suivi sa chute dans les affaires. Il en est à me dire que "j'aurais voulu le séparer de ses gosses", omettant que nous avons un fils en commun duquel il se fiche, il m'apostrophe en me disant que je monte notre fils contre lui, ce qui est faux mais ça ne sert à rien de le lui dire, à quoi bon ? Il est dans un film dont il est le metteur en scène et dont le seul bourreau, y compris de sa propre vie, c'est lui ! J'ai essayé à maintes reprises d'en discuter avec lui, pour calmer le jeu, pour que tout se passe avec le moins de casse possible, rien n'y a fait, il campe sur ses mauvaises raisons ou se met la tête dans le sable ...
Il y a quelques jours il m'a téléphoné en plein après-midi, je n'ai pas pu répondre et je n'ai pu le rappeler que dans la soirée, il voulait encore m'accuser de quelque chose dont il est le seul responsable, pour laquelle je l'avais parvenu que ça allait mal tourner. Je l'ai laissé verser son fiel et, calmement, je lui ai dit deux ou trois choses et, étrangement, il n'a pas relevé ... J'ai alors compris que le paon avait à ses côtés sa paonne et qu'il faisait sa ronde ... J'ai continué sur ma lancé et il m'a accusée de faire "de la psychologie de supermarché", plus il s'énervait et plus j'étais calme ... oui, j'ai bien appris avec les erreurs du passé. La seule chose que je regrette c'est de l'avoir épousé, sans notre mariage tout aurait été bien plus simple. Mais je l'ai épousé, après dix années de vie commune, parce que je l'aimais et je pensais être aimée en retour, mais l'étais-je vraiment ?

Où j'en suis aujourd'hui ? Je suis en paix avec moi même, je ne suis animée par aucun sentiment de hargne ou de vengeance, si je lui en veux c'est plus pour ce qu'il a fait subir à notre fils que pour ce qu'il m'a fait subir à moi,  mais je ne me sens coupable de rien, bien au contraire ! Dans mon divorce, je ne dis que la vérité et je le prouve, je ne demande que ce qui nous revient de droit, à notre fils et à moi !


"Les hommes n'aiment point à vous admirer ; 
ils veulent plaire."

Jean de la Bruyère