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lundi 3 avril 2017

Faudrait culpabiliser

En rangeant mes fichiers dans le cloud, je suis tombée sur un échange de mails entre mon ex et moi qui, après coup, m'a fait hurler de rire.

Nous étions en plein marasme mais il ne savait pas encore que je savais qu'il sautait sa belle-soeur, j'ai décidé de lui envoyer une perche tout en espérant qu'il plongerait avant de l'attraper - je l'ai déjà dit, une femme trompée investigue mieux que le FBI - mes voeux furent exaucés. Dans sa rage, sa hargne (résultant de sa culpabilité), il a écrit noir sur blanc qu'il était un mauvais mari et un mauvais amant mais ... ben oui, il y a toujours un "mais" ... la faute me revenait, évidemment !

  • Nous ne faisions plus l'amour depuis près de deux ans mais je n'avais rien fait pour arranger les choses.
  • Nos problèmes financiers venaient du fait que j'allais chez le coiffeur toutes les semaines (CQFD).
  • Il s'était rapproché de son frère et de ses neveux mais c'était sa famille et ça "je ne le supportais pas" ... évidemment il n'a pas parlé de sa belle-soeur et pour cause.
  • Problèmes de santé : je m'étais soignée et lui non.
  • Notre fils ne lui avait même pas souhaité son anniversaire, tandis que "sa famille" oui !
Et ça continuait ...

Je me suis retenue pour ne pas lui répondre à la lettre, mais il y a des moments où il faut savoir se taire pour mieux rebondir. L'extension de ses aveux était telle que je n'ai pu m'empêcher de penser que j'avais souhaité qu'il plonge mais que je n'avais jamais espéré qu'il plonge du plongeoir le plus haut, mais il l'avait fait !

Chacun de ses mots prouvait qu'il me connaissait et qu'il savait (du moins il espérait) que j'allais bondir, je ne lui ai pas fait ce plaisir, j'étais trop contente de ce que je venais de récolter. Ainsi :

  • C'était vrai que nous ne faisions plus l'amour depuis près de deux ans, mais parce qu'il n'y arrivait pas et n'avait jamais voulu régler le problème, sauf pour sa pintade.
  • Nos problèmes financiers avaient été causés par lui et pas par mon coiffeur, un mec qui se prend 400 000€ de redressement fiscal parce qu'il a triché ne devrait pas avoir le culot d'accuser sa femme ou qui que ce soit d'autre. Tout l'argent que j'avais mis de côté était parti dans les saisies bancaires, mais nos ennuis viendraient du coiffeur !?  Huissiers du trésor et du privé à la maison plusieurs fois par semaine, meubles et biens en saisie conservatoire, fiscaliste à payer à l'année, etc etc etc ... et ce serait de ma faute ? Trouduc va !!!
  • Le "rapprochement" avec son frère et ses neveux, je ne vais même pas en parler, je ne l'ai que trop fait et le résultat est connu : sauter sa belle-soeur à l'aide de la pilule du week-end, Cialis, dont l'effet dure 36 heures et la boite de quatre comprimés coûte 69€ (c'est un bon chiffre).
  • Mes "problèmes de santé" (selon lui) : c'est vrai que quand on se retrouve avec trois ulcères à l'estomac, un organisme défaillant à cause d'une putain de maladie de la thyroïde provoquée par les problèmes qu'il a créés tout seul, l'ouïe en berne et donc deux interventions chirurgicales en l'espace de dix mois, la tension au ras des pâquerettes et une dépression nerveuse du tonnerre ... eh bien on a tendance à se soigner, n'en déplaise à ce connard !
  • Quant à notre fils qui ne lui avait pas souhaité son anniversaire : fallait pas lui mentir comme un arracheur de dents, trouduc, fallait pas le prendre pour un second (voire troisième) choix, il aurait surtout fallu être un père aimant mais son amour paternel était gardé pour ses neveux, "ses" enfants, le nôtre n'était qu'une broutille, il était allé jusqu'à lui dire "je considère que tu es un échec car tu n'es pas baptisé", pauvre sombre con !!!

Je lui ai répondu sans colère (je me suis contenue) et presque en bécasse (que je ne suis pas) mais celui qui rit en dernier est celui qui rit le mieux !
Comme il n'avait pas réussi à me faire sortir de mes gonds il a surenchéri de plus belle et moi stoïque et rigolant déjà ... mais il a raté son essai. Quelques jours après il était hors de chez moi et surtout hors de ma vie mais il a encore essayé de me culpabiliser dans le genre "de toutes façons ici j'ai toujours été hébergé" ou bien "ne viens pas pleurer après" ou encore "tu es dessous de tout" ... c'est ça, dégage et sois sur que je ne viendrai pas pleurer par contre toi, où tu as passé l'hiver va passer l'été.

Je n'ai aucun regret ou alors celui de ne pas l'avoir viré avant. Je n'ai pas culpabilisé non plus, près de quatre ans se sont passés et je vais bien, de mieux en mieux même ! Pow pow pidow !



Les hommes sont tous les mêmes.
Seuls leurs visages sont différents pour qu'on puisse les distinguer.

lundi 27 février 2017

Bienheureuse infidélité !

Oui, j'ai bien écrit "bienheureuse infidélité", celle qui m'a ouvert les yeux et qui m'a libérée d'un énorme poids !
Aujourd'hui j'avais une journée de formation professionnelle, l'endroit de la formation était loin et si j'ai mis une heure pour y aller, j'ai mis une heure quinze pour revenir ... et quand j'arrivais enfin près la rue où j'habite je suis tombée nez à nez avec la pintade ! C'est pas pour dire mais le bonheur n'a pas l'air de l'étouffer, elle affiche une tronche atroce. Déjà qu'elle n'était pas terrible, là c'est la décrépitude en plein essor ! Oui, je sais, ce n'est pas bien de se moquer mais je ne me moque pas, c'est juste une constatation. Ceci étant j'ai même le droit de me moquer, eh ho !



En fait il y avait un bouchon et j'attendais que ça se dégage, c'est alors que la pintade est apparue dans sa voiture et dans le sens contraire, le bouchon nous a obligées à rester là ... autant elle regardait ailleurs, autant j'ai fait "Madame Sans Gêne" et je l'ai bien regardée, sérieuse et sans retenue, eh oui moi aussi je sais faire mon emmerdeuse !

Ah il est loin son air de femme épanouie, ses cheveux dans le vent et son sourire de maitresse éblouie ... C'est pas qu'elle a des pattes d'oie, c'est qu'elle a une "basse-cour" à chaque oeil. Le cheveu gras et remonté en queue de cheval, le bouche n'est plus en coeur mais en rictus et encore je n'ai vu que le haut !

La maitresse est devenue la compagne, avec la routine et tout ce que ça implique ... dans 11 ans, quand elle aura mon âge, elle sera dans quel état ?
C'est pas pour me jeter des fleurs mais je n'ai pas une dire, surtout pas d'amertume, et à côté d'elle je suis une nana super canon !

Mon fils a croisé la petite dame à plusieurs reprises, il m'avait prévenue, mais là je l'ai vue de mes yeux vue, bah bah bah !!!


Si d'aventure des pintades se pointaient par ici, inutile de vous dire que je livre les choses telles que je les ressens, n'y voyez rien d'autre que ma joie permanente ! Je ne suis ni envieuse ni dans le déni. J'ajoute qu'une femme qui est moche jeune ne devient pas belle en vieillissant.
Mais je ne remercierait jamais assez ma pintade d'avoir convoité mon  ex mari ou d'avoir dit oui aux avances de ce dernier ... Quoi qu'il en soit, merci !

c'est un avancement, mais à l'ancienneté.”

André Birabeau

"Vivre avec une maitresse c'est mettre en hachis les restes d'un beau gigot."

Louis A. Commerson 

 

samedi 21 janvier 2017

Histoire de téléphone portable

 Ce matin une amie m'appelle très inquiète parce qu'elle a égaré son portable et se demandait si elle ne l'avait pas oublié chez moi hier soir ... tout le monde sait que nos portables promènent notre vie, nous y mettons tout : agenda, dates d'anniversaire, photos, contacts, applications ... en cas de perte c'est la cata ! Dans le cas de mon amie c'était bien le souci : "toute ma vie est dedans !"
J'ai fini par retrouver sa petite machine entre les coussins de mon canapé et j'ai félicité mon amie pour l'agenda sur papier qu'elle s'était fait à côté.
Puis j'ai repensé à une vieille histoire, c'était il y a 13 ans, je vais la jeter sur l'écran car elle vaut son pesant d'or !

Le téléphone portable est une des meilleures sources pour prouver l'infidélité, mais avoir en main la liste des appels téléphoniques de la maitresse ce n'est pas donné à tout le monde, moi j'ai eu cette liste en main !

Quand mon ex mari a eu sa première maitresse (connue), que j'ai toujours appelé la gueuse et je vais continuer, il s'est trouvé devant un problème, son amoureuse n'avait pas de téléphone portable, merde alors ! Pas facile pour appeler en catimini sur le fixe quand le mari de la gueuse trainait par là ... mon ex a donc eu une idée de génie et qui effaçait toutes les traces de sa culpabilité, il est doué ce garçon. La gueuse a donc eu son portable et quand le pot aux roses a été découvert par le mari cocu, j'ai également été informée que "môssieur" avait offert un portable à cette pauvre femme qu'il avait essayé de détourner du droit chemin ... je l'ai mise en veilleuse et j'ai fouillé mais ... rien ! Pas l'ombre d'une facture, même pas d'une indice. Alors j'ai fouillé à la boite (la nôtre), après tout il avait plusieurs portables à sa disposition, c'était facile, mais non plus. Les factures démontraient bien les portables attribués au personnel et il en restaient trois inactifs.
J'ai rappelé le mari de la gueuse qui me dit "je pense que la facture est au nom de Fabienne" (la fille de mon ex), mais Fabienne vivait chez moi et pas de facture non plus ... Il y a 13 ans les factures immatérialisées ne couraient pas la Net hein !!! Le malheureux mari de la gueuse avait bien trouvé le portable planqué dans la voiture de madame, il avait le numéro d'appel et me citait tout un tas de personnes susceptibles d'avoir fait ce cadeau à madame gueuse, mon ex, son fils, sa fille, la boite ... tout le monde sauf une : l'insoupçonnable ! Mon instinct me conduit à appeler l'opérateur qui a pour nom un agrume et à annoncer la chose suivante au commercial qui allait m'aider à éplucher cette affaire :

Moi - Bonjour (sourire) Mademoiselle Angélique Moisie (car la demoiselle est moisie) à l'appareil, j'aimerais faire quelques altérations sur mon compte mais j'ai besoin de quelques éclaircissements, svp (sourire).
Commercial agrume : Bien sûr, Mlle Moisie, avant de poursuivre merci de me confirmer votre adresse.
Moi - 22 rue Machin - CP - Ville
Puis, jouant la carte de la sincérité :
- mon numéro est le 06 00 XX 00 03
Commercial agrume - Tout à fait, Mlle Moisie, maintenant l'objet de votre appel
Et moi de raconter une histoire de liste rouge à cause de mon copain qui me collait aux basques et patin-machin-couffin ...
Et le commercial agrume de me dire que pour adhérer à la liste rouge c'était gratuit et patin-machin-couffin ... il essayait de me vendre un forfait supérieur puisque "Mlle Moisie, vous consommez bien et vous êtes en dépassement et bla-bla-bla" ...

C'est qu'il y a 13 ans, les forfaits illimités n'existaient pas et ça coutait une blinde, le téléphone portable !

J'ai remercié le commercial de l'agrume et je me suis félicitée de ma présence d'esprit.

L'affaire du portable de la gueuse venait d'exploser à la tronche que quelques uns (qui ne se doutaient de rien) et moi j'avais découvert les tenants et les aboutissants de la chose. Inutile de préciser que j'avais déjà mon idée sur le "que faire de cette info", n'oubliez jamais qu'une femme trahie investigue mieux que le FBI et que le diable s'assoit en face d'elle et prend des notes !

Avant de passer à la suite j'explique qui est Mademoiselle Angélique Moisie, c'était à l'époque la fiancée du fils de mon (alors) mari, elle habitait à deux pas de chez moi dans un appartement trouvé par mes soins. Avant d'avoir cet appartement elle a habité chez moi pendant dix huit mois, logée, nourrie, blanchie gratuitement. La gentille demoiselle, mise au courant de la petite affaire de son futur beau père (mon alors mari) n'avait pas hésiter à héberger la gueuse quand le mari de cette dernière avait découvert la chose et cassé la gueule à l'amant.
Devant tant de "remerciements" de la part d'Angélique Moisie, quand le mari cocu s'est mis à extrapoler sur l'origine du téléphone portable offert à sa pauvre femme détournée du droit chemin, je me suis dit que le seul nom qui n'avait pas été prononcé c'était celui de cette cagole et bingo !

J'ai donc appelé le mari cocu, entre cocus il faut se serrer les coudes, et je l'ai informé de la bonne nouvelle. Pauvre homme, j'ai cru qu'il allait avoir une attaque ! Mais en fait il était très, mais alors très con hein !!! Il me répond :

- Mais alors Laurent (amant de sa femme et mon alors mari) n'y est pour rien !? Et moi qui l'ai accusé !!!

Il n'y a pas à dire il y en a qui méritent la condition de cocu ! Merde alors, Laurent avait sauté sa femme et il était tout penaud parce qu'il l'avait accusé d'avoir passé un portable à sa femme !





Moi - Mais, pauvre abruti, bien sûr qu'il est coupable, il est coupable de tout et ta femme aussi ! Tu crois qu'Angélique a fait ça toute seule pour faire plaisir à ta femme ? Ils sont tous de mèche, le père, les enfants, les copains, les fiancés et la put@in de leur mère !!! Si tu veux savoir qui ta femme a appelé demande la facture détaillée, elle existe, j'ai eu Agrume en ligne !

Le cocu - Ah tu crois ?
Moi - J'en suis sûre !

Mais il fallait qu'il se pose et qu'il rassemble ses deux neurones pour essayer de réfléchir, tant bien que mal et si c'était possible.

Cependant la vie envoi toujours la facture et l'opérateur de l'Agrume aussi, alors quand Mlle Moisie s'est retrouvée avec une facture portable de 460€ - excusez moi du peu, Madame ! - vu qu'elle n'avait prêté que son nom et son adresse et certainement pas croqué le phone pour appeler un amant, eh bien Mlle Moisie a commencé à déchanter et en a parlé à chéri (le sien) qui, à son tour a téléphoné au cocu pour demander le paiement de la facture de portable faite par la gueuse.
Je ne sais pas si je me fais comprendre, c'est que c'est très compliqué !

Le mari cocu ne voulait pas payer la facture (et pour cause) et a menacé le fils de mon (alors) mari qui essayait de jouer les durs ...

Le fils de mon (alors) mari a appelé son père, qui était en voiture avec moi, pour lui demander qui allait payer la facture ? Mon (alors) mari était bien embêté et moi aux anges, à un point que je lui ai dit "la vache, qu'est ce que ça provoque comme brûlures les agrumes !!!".

Mon (alors) mari a tout de suite trouvé la parade - le pire c'est que je savais qu'il allait faire ça, je l'attendais, je l'espérais, je fus exaucée - il m'a demandé d'appeler le mari de son ex maitresse pour qu'il se calme ! Oui, il a osé !

- Ok, dis-je, je l'appelle mais je le fais seule ! Le ton ne laissait pas la place à la réponse, il n'a pu que se plier.

Et une fois seule j'ai appelé le mari cocu, je lui ai dit que c'était le moment ou jamais d'avoir la facture détaillée, que s'il me donnait carte blanche je m'en chargeais et qu'il n'était absolument pas question qu'il paie la facture.
Comme les hommes sont lâches, l'un trompé et l'autre trompeur mais la même absence de courage pour affronter les faits.

J'ai donc rapporté à mon (alors) mari que le mari cocu était prêt à payer la facture s'il avait en main la facturation détaillée de ces deux mois de communication.
Mon (alors) mari s'est dépêché de rappeler son cher fils pour le prier de demander à sa fiancée la facturation détaillée du portable, qu'il me l'apporte à moi et que je la remettrais "à l'autre con" contre le chèque de paiement ... c'est qui le con ?

Quinze jours après, mon cher beau-fils a débarqué avec le détail des appels et me l'a remis. Je lui ai demandé si tout ceci ne le gênait pas ? Il m'a répondu "absolument pas, t'es pas ma mère !", eh non, je n'étais pas sa mère, juste la femme qu'il l'a élevé parce que celle qui l'a pondu l'a viré de chez elle à l'âge de quatre ans ... je l'ai même aimé comme un fils mais, effectivement, je n'étais pas sa mère, tant pis pour moi.

J'ai photocopié la facture détaillée, j'ai envoyé la copie au mari cocu, il a décrypté tous les numéros et a découvert que sa femme ne se contentait pas de mon (alors) mari, elle appelait aussi beaucoup, et à des heures pas croyables, son patron ... très peu de temps après il a découvert qu'elle se tapait les deux, sa pauvre femme détournée du droit chemin.

Je me suis fait un plaisir de frotter les numéros sur le nez de mon (alors) mari et je lui ai annoncé que le mari cocu ne paierait pas la facture, comment pourquoi ? Mais parce que ce n'est pas lui qui l'a faite ! Eh oui !
Il n'avait pas compris, mon (alors) mari, que la gueuse n'avait jamais eu l'intention de payer la facture du portable, qu'elle comptait sur lui.
Il n'avait pas compris, mon (alors) mari, que la fiancée de son fils espérait la même chose que la gueuse, suivie de son fils - celui de mon (alors) mari.
Il n'a pas aimé,  mon (alors) mari, tout le bordel du "pendant" et de "l'après" liaison, il était persuadé, mon (alors) mari, qu'il brillait dans les yeux de la gueuse, qu'elle l'aimait et patin-machin-couffin ...

J'ignore qui a payé la facture, surtout que la chose a du s'éterniser, de ce temps là le contrat était d'au moins deux ans ... on ne partait pas comme on voulait.
Quoi qu'il en soit je m'en fous !

Mademoiselle Moisie, pas si angélique, a quitté le fils de mon (alors) mari six mois après e elle a disparu de la circulation. Normal, elle attendait que mon (alors) mari lui achète un commerce, il lui avait promis et il n'a pas tenu ... je suis bien placée pour savoir que ses promesses sont des coups d'épée dans l'eau mais Mlle Moisie y a cru ... l'argent rend les gens très bêtes.

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Les choses que j'ai vécues par amour ... par moments je me demande comment j'ai fait ? Comment j'ai pu ? Si j'avais pensé à l'argent j'en aurais mis de côté, au chaud ... mais non, j'ai tout fait par amour, abrutie va ! Un chose est sûre, je peux me regarder en face tous les jours, moi !



«Le bonheur dépend de l’attitude envers la vie et de la confiance intérieure»
Cherry Blossom

lundi 19 décembre 2016

L'homme propose et la femme dispose

Si j'étais sur un forum je me contenterais d'écrire ici "tout est dans le titre". Les pintades, les gueuses et les femmes trompées s'engueuleraient à qui mieux mieux et j'essaierais de calmer de jeu. Le bon côté du blog c'est qu'il n'y aura pas dispute.

"L'homme propose et la femme dispose" je l'ai entendu X fois, il y a quelques jours, au cours d'un repas. Il était question d'une femme célibataire de notre entourage qui couche beaucoup et qui aurait perdu le respect de tout le monde ... pas parce qu'elle couche mais parce qu'elle ne s'en cache pas et, me dit un homme présent, "elle a couché avec Daniel alors qu'il était encore marié avec Céline" (inutile de vous dire que tous les noms sont fictifs) ... et moi de répondre à cet homme "et Daniel ne savait pas qu'il était marié ? Il n'est pas fautif ? Il n'y a que Lyane qui est fautive ?", c'est alors qu'il m'a répondu "mais l'homme propose et la femme dispose !". Le pire c'est que la plupart des convives était du même avis, femmes comprises. Mon sang n'a fait qu'un tour !

Voilà un mec qui a toujours trompé sa femme, qui l'a toujours appris, qui lui a toujours pardonné (c'est d'ailleurs pour ça qu'il a continué), mais ça ne le gêne pas de traiter  Lyane de pµte  ... En fait pour la plupart des hommes toutes les femmes sont des "salopes" sauf leurs mères et leurs filles, et pourtant ...
C'est aussi ce genre de mec qui affirmera toujours "ma femme est incapable de me tromper", ah bon ! Pourquoi ? Elle est trop moche, trop bête ...? et lui de répondre "je connais ma femme !", hé hé hé

Combien de fois ils devraient remercier l'Univers que les cornes ne poussent pas !

Ceux qui justifient leurs maitresses par le mauvais caractère de leurs femmes ou parce que pas portées sur le sexe, ceux-là pourraient divorcer ? Eh ben non ! Ils ne vont pas divorcer de la mère de leurs enfants, elle ne s'en remettrait pas, les enfants sont trop jeunes ou déjà adolescents et ce serait très dur ... ou alors c'est carrément trop tard ! Mon oeil ! Manque de couilles pour se barrer de chez eux, oui ! Peur de rester seuls parce que les maitresses c'est sympa tant qu'elles restent des maitresses, ils savent bien ce qu'ils quitteraient mais ont peur de ce qu'ils trouveraient. Pas folles les guêpes.




Entre le déni (des femmes) et le machisme, rien n'a changé dans ce bon 21ème siècle, si elle couche (bien que libre) c'est une salope, si c'est lui qui couche (bien que pas libre) c'est un chaud lapin. Comme dirait Muriel Robin "on est dans la merrrr-de" !

Je ne vais pas revenir sur le déni, je me suis déjà épanchée dans mon article "Rien de pire que le déni" (que vous pouvez retrouver sur l'indice alphabétique), mais le machisme je n'en n'ai encore pas parlé et je vais me faire un plaisir de corriger cette erreur.

Définition de machisme selon le Larousse :

- nom masculin (mexicain machismo) - idéologie fondée sur l'idée que l'homme domine socialement la femme et que, à ce titre, il a droit à des privilèges de maître ; comportement conforme à cette idéologie.

Bien, s'il domine il ne propose pas, donc elle ne dispose pas !

Mais ... l'homme (cet animal intelligent) :
  • Est ce qu'il domine ou est ce que c'est ce que certaines lui font croire ?
  • Est ce qu'il domine ou est ce qu'il manipule ?
  • Est ce qu'il domine ou est ce qu'il a des pulsions ?
  • Est ce qu'il est si intelligent que ça, le sexe (dit) fort ?
  • Est ce qu'il s'en sortirait sans une femme à ses côtés, le macho ?

Une seule certitude, il aime cette appellation de "macho", il kiffe, il en jouit, il se prend pour superman !

Le machisme c'est une vaste connerie qui avilit les femmes, femmes qui (quelle honte) continuent d'aimer les machos et c'est l'histoire du chien qui se mord la queue ... dommage que personne ne morde celle du macho !

Qu'est ce que c'est que putain de monde où, quoi qu'il se passe, c'est la faute des femmes ? Le mec est marié, il trompe sa femme mais c'est la faute de sa maitresse qui, à son tour, dira que c'est la faute de l'épouse et, évidemment, le jour où le pot aux roses est découvert il dira à sa femme que c'est la maitresse qu'il la cherché, il dira à sa maitresse que sa femme c'est une sorcière, il les montera l'une contre l'autre, un beau bordel s'en suivra et lui s'en sortirait blanc comme l'agneau qui vient de naitre juste parce que c'est un homme et qu'il est macho ? Mais ça va pas la tête !?

Alors "l'homme propose et la femme dispose", même pas en rêve !

Il faut appeler les choses par leurs noms, il y a des hommes et des femmes qui se fichent des liens qui les unissent à de tierces personnes, qui couchent parce qu'ils en ont envie, parce que faire l'amour c'est bon et que l'attrait du fruit défendu c'est un kif, point.

Alors quand ça se découvre il faut assumer ses actes et ne pas rejeter la faute sur l'épouse ou l'époux. Macho ou pas macho un con c'est un con (et je parle pas de connerie - voire bêtise). Il y a des hommes qui sauteraient une chèvre, il y a des femmes qui se laisseraient aller entre les pattes d'un âne. Rien ne les gêne, dès l'instant où ils ont des orgasmes à répétition tout-va-bien, c'est tout !

Un primate reste un primate !

Le mariage c'est comme le restaurant : 
à peine est-on servis qu'on regarde dans l'assiette du voisin.

Sacha Guitry 
 

dimanche 18 décembre 2016

Mon ex connard et pervers

Mon ex est vraiment un pervers connard et provocateur ! Ce n'est pas que j'avais besoin de preuves mais sa persévérance n'a pas de limites. La seule chose que je me demande encore c'est comment j'ai fait pour ne pas m'en rendre compte en presque 30 ans ?! Saloperie d'amour qui cache tout !!!

Je m'explique (sur sa persévérance). "Môssieur" a eu le culot de se rendre à une fête de solidarité à laquelle étaient conviés tous ceux qui font partie de notre communauté (pour qui l'ignore c'est une communauté autour d'un hobby dont je fais partie) mais cette fête était publique pour qu'il y ait un maximum d'aide.
Ne pouvant pas être présente, j'ai donné ma contribution tout naturellement, heureusement que je ne pouvais être présente, car mon ex-mari-connard-menteur-manipulateur-abruti s'est rendu à la fête avec sa pintade !
Tout d'un coup mon portable s'est mis à m'alerter pour des textos qui pleuvaient ... il y avaient ceux qui ne savaient pas que je ne pourrais pas venir qui m'avertissaient de leur présence et ceux qui savaient que je ne viendrais pas et qui se sont mis à m'écrire "je ne sais pas où tu es mais il faut que tu viennes" ou bien "viens faire front à ce porc" ... etc, etc, etc ... eh non, je n'y suis pas allée, d'abord parce ça ne valait pas le déplacement, ensuite parce que j'étais trop bien là où je me trouvais.

Mon ex-mari-connard-menteur-manipulateur-abruti ... s'est pris quelques "vents", sa pintade s'est fait ignorer mais je suis ravie qu'il ait eu cette idée de génie !



Tous ceux qui n'avaient pas encore vu la pintade ni le connard, depuis notre séparation, ont enfin pu mettre un visage sur elle et s'apercevoir à quel point il a pu descendre si bas. En effet, les avis (masculins et féminins) sont unanimes :

-  "elle est moche et conne" !
-  "il est en dessous de tout" !

Non ce n'est pas du déni et je sais qu'ils me disent tous la vérité, car à aucun moment je n'ai dit à qui que ce soit de ne pas parler à l'autre abruti, voire de l'ignorer, à aucun moment je n'ai noirci le tableau, jamais je n'en n'ai rajouté, les faits sont là et ils parlent d'eux mêmes. Je savais qu'un jour viendrait où il souhaiterait montrer son drôle de trophée à la communauté (dont il n'est pas), connaissant l'oiseau je savais que la provoc publique arriverait un jour ... jusqu'ici il s'était restreint à un endroit que nous fréquentions assidument mais ce jour là il a mis la cerise sur le gâteau !

Après les vents pris à cette fête de solidarité, il s'est dandiné (toujours avec la pintade) dans un restaurant où toute la communauté se retrouve ... comme il faisait le paon devant cette communauté, il était tout juste supporté parce que c'était mon mari, maintenant qu'il ne l'est plus l'effet aura été cuisant pour "môssieur perfection" !

Trois de mes amies étaient outrées à l'extrême, la première  a refusé la bise que voulait lui faire la pintade (on se demande hein ?) et a coupé court à toute conversation avec le "môssieur" ; la deuxième lui a taillé un costard pendant une heure, tout en s'assurant qu'il entendait ce qu'elle disait, puis elle a pris la poudre d'escampette avec tous ses accompagnants.
Une troisième a pris connaissance de "la chose" car elle a passé quelques années à l'étranger et venait de rentrer en France, sous le choc elle s'est demandé "comment, pourquoi ... ?". Alors "comment" ben comme tous, c'est juste qu'il a choisi la belle-soeur pour tirer quelques coups. "Pourquoi" ? Parce qu'il voulait tirer quelques coups, se disant que je le pardonnerais comme la première fois (à ma connaissance) ... il s'est fourvoyé !

Bon, maintenant que tout le monde a vu sa pintade et qu'il a été solidaire avec l'ami (qui n'est pas le sien), voici ce qui m'interpelle :

La SOLIDARITE !

Eh oui, le mec se rend à une fête par "solidarité" mais ne subvient pas aux besoins de notre fils commun, me doit plus de 11 000€ de pensions alimentaires (qui auraient bien aidé notre fils dans ses études), n'appelle pas son (notre) fils pour son anniversaire, même pas un sms, rien ! En plus il m'a laissé des dettes de taille qu'il n'honore évidemment pas ...
Mais il est solidaire avec quelqu'un qu'il n'avait pas revu depuis ... oh la la, très très longtemps ! Et, qui plus est, quelqu'un qui se fiche de lui !

C'est vrai que ça m'interpelle mais je ne cherche pas d'explication, le niveau est si bas que j'ai peur d'y descendre.






Les hommes veulent la femme, la soeur de la femme, la cousine de la femme, la meilleure amie de la femme et la voisine du quartier. 

Moïse Tshubaka



samedi 26 novembre 2016

Tout se paie

Ma vie avance plutôt bien, je travaille beaucoup mais j'en cueille les fruits. Il y a quelques temps j'ai fait une rétrospective de ma vie à partir de 2004 jusqu'à ma séparation en 2013 ... maintenant que j'ai les idées claires je me demande vraiment comment j'ai pu en supporter autant !?

C'est comme si j'avais fermé les yeux pour me laisser engloutir par la mer de boue qu'il crée pour tous ceux qui l'aiment ... j'ai fait de ces choses, j'ai été si perturbée, qu'au bout d'un moment je ressentais de la pitié pour moi !
Aimer quelqu'un qui nous fait du mal c'est blessant jusqu'au plus profond de nous, mais on trouve toujours la force de dire que le principal c'est l'amour, le principal c'est d'aimer ... et c'est toujours comme ça, vous pouvez me croire, mais je sais que ça lui arrivera à lui aussi, ce n'est pas un secret, tôt ou tard, tout se paie.
Je n'aurai même pas besoin de donner un coup de pouce, la vie le lui fera payer, aussi vrai que je paie mes fragilités et que je récolte les fruits de mon courage à me remettre debout. Le proverbe "on récolte que ce l'on sème" n'a jamais été aussi sensé !

Depuis mon dernier article j'ai obtenu deux victoires qui m'ont fait beaucoup de bien, la première se mettra en place dès janvier et la deuxième dès le mois prochain. J'ai réussi à tout reprendre en main et même à taper du poing (au figuré) quand il le faut.
Je peux enfin aller au supermarché sans me soucier (et sans acheter de langouste aussi). J'ai pu m'acheter des vêtements, des chaussures, du parfum ... ça ne m'était pas arrivé depuis ... oh la la, depuis très longtemps !!!
Je peux sortir avec des amis et assumer ma part, je peux aller voir un spectacle si j'en ai envie, je peux aller chez le coiffeur ...
Je peux ouvrir ma boite aux lettres, répondre au téléphone et ne pas trembler quand ça sonne à la porte.
Qui l'eut cru ?

Il y a un mois j'avais un avis d'huissier dans ma boite aux lettres pour mon ex mari, j'ai immédiatement appelé l'huissier pour lui indiquer que le monsieur en question n'habitait plus chez moi depuis plus de trois ans et demi mais (eh oui, il y a un "mais") deux jours après j'avais un courrier du même huissier, toujours au nom de l'autre connard, qui devait être la copie du document déposé en mairie, j'ai tout retourné à l'expéditeur avec la mention "n'habite plus à cette adresse depuis le xx/xx/xxxx" et puis merde !
Ça veut donc dire que mon ex ne fait plus suivre le courrier par la Poste (chez sa fille) mais que, nonobstant, il n'a toujours pas changé d'adresse ... je me demande s'il y a une loi qui l'oblige à le faire ? Ceci étant j'ai bien l'intention de faire MA loi, eh oui !!! Je donnerai ses coordonnées de domiciliation voire l'endroit où il habite (chez sa pintade) plus ses coordonnées bancaires et professionnelles, tout ceci sans aucun problème de conscience car j'ai réussi à me sortir de la mer de boue dans laquelle il m'avait plongée et que plus rien ne m'arrête.

Dans une semaine je fête ma dernière année de la cinquantaine et je suis dans une forme éblouissante, je n'ai pas une ride, pas une douleur, rien ! Je me porte comme un charme car, décidément, le divorce m'a fait un bien mais un bien !!!



Une femme sans parfum 
est une femme sans avenir

Coco Chanel



samedi 16 juillet 2016

Les femmes sont incroyables !

Dans ma jeunesse, et alors que je débutais dans la vie active, un employeur m'a dit :

"Quand je vous ai engagée je savais que vous en valiez la peine, je me suis tout de suite dit : cette petite c'est du bois pour en faire ! Et je ne me suis pas trompé."

"Du bois pour en faire, monsieur !?" ai-je répondu avec étonnement ... Eh oui, je n'étais en France que depuis cinq ans, il y avait encore des expressions qui m'échappaient dans la belle langue de Molière.

"Oui, me dit-il il, du bois pour en faire, ça veut dire que vous saurez toujours vous débrouiller, que vous êtes solide, que vous êtes ouverte au monde, curieuse de tout, prête à apprendre ... vous deviendrez une belle sculpture mais c'est vous qui vous sculpterez, rien ne vous arrêtera jamais !"

J'ai souri et je l'ai remercié. C'était un monsieur très sympathique, un auvergnat de pure souche qui s'était fait tout seul, il savait de quoi il parlait avec son "bois pour en faire" ... Il était toujours admiratif de me voir travailler toute la journée pour aller à la fac le soir, quand il fallait allait à l'agence le samedi il disait toujours :

"Pas la petite, elle a besoin de repos."

Mais j'y allais quand même, parce qu'à 18 ans on n'a peur de rien, je travaillais avec les "vieux" et nous terminions toujours au restaurant (spécialités d'Auvergne, bien sûr) pour mon plus grand bonheur, c'est que le boss et les chefs en dehors du boulot redeviennent des personnes comme les autres et puis ils avaient toujours des blagues à dire, des conseils à donner, un mot gentil qui réconfortait ... J'ai beaucoup appris avec cette équipe, je suis entrée dans l'agence (immobilière) en tant qu'employée de bureau (il fallait bien financer mes études) et j'en suis sortie assistante de direction et pour quoi faire ? Pour me marier et travailler avec mon futur mari !
Autrement dit, j'ai arrêté de me sculpter pour  aider un abruti. Ah l'amour !!! Mais les femmes sont incroyables !





Le pire dans tout ça c'est que dans ma vie j'ai tout fait par amour ... ceci étant il avait raison, mon premier boss, je me suis sculptée et "du bois pour en faire" je suis devenue "du bois pour l'enfer" ... parce que j'ai vraiment vécu un enfer, au nom de l'amour et sans m'en rendre compte ! Je vous l'ai dit, les femmes sont incroyables !

Depuis cette conversation avec mon gentil premier boss, 40 années se sont passées ... une vie !  Je n'ai jamais perdu mon "pep's", j'ai toujours été une sorte de locomotive (sans prétention hein !) dans ma vie de couple, avec les enfants (les siens, la mienne et le nôtre), il ne faut pas s'arrêter, s'arrêter c'est mourir un peu et moi je ne mourrai que quand j'en aurai envie, ça vous semble prétentieux ? Il ne faut pas, mon père a appliqué cette règle et, croyez-moi, il n'est parti que quand il en a eu envie, il n'y a aucune raison que pour moi ce soit différent, j'ai encore beaucoup de choses à accomplir, la vie est belle, mes enfants sont merveilleux et puis, les femmes sont formidables, eh oui !

Toutes les femmes peuvent se sortir de n'importe quelle situation, pourvu qu'elles le veuillent. Toutes les femmes ont en elles le pouvoir de prendre, voire de reprendre, leur vie en main. Croyez-moi, tout vaut mieux que d'être dépendante d'un homme, que ce soit amoureusement ou financièrement ! Il n'y a aucune entrave, rien que nous ne puissions surpasser, nous pouvons tout faire parce que les femmes sont incroyablement fortes !

 Les hommes ne sont rien sans les femmes, même pas cocus ! 

Des preuves autour de moi ce n'est pas ce qui manque, j'ai vu des femmes surmonter des obstacles bien plus grands que les miens. Prenez celles qui sont victimes de violence conjugale, elles supportent durant des années, elles supportent les mauvais traitements psychologiques, les coups, les privations ... et puis un jour le bourreau touche à un de leurs enfants, et là il leur pousse des ailes pour s'en sortir, pourquoi ? Parce que les femmes sont incroyablement formidables !

Quand je regarde en arrière et que je m'aperçois du chemin parcouru, je me dis que rien ne laissait présager une telle issue, j'étais tellement ancrée dans mes principes judéo-chrétiens que je n'arrêtais pas de me dire que "Dieu n'envoie pas plus de souffrances que ce que nous pouvons supporter" ou encore "tout ce qui ne tue pas rend plus fort", foutaises ! Ce n'est pas Dieu qui nous envoie des souffrances, ce sont les autres et, en l'occurrence, c'était mon ex mari qui me les procurait ces souffrances ; quand à être plus forte parce que pas tuée ... non ! j'étais juste endormie dans mes croyances, enfermée dans mon éducation qui m'avait enseignée à toujours soutenir mon mari dans le bon comme dans le mauvais, dans la joie comme dans le malheur, dans la santé et la maladie ... et tout ça jusqu'à ce que la mort nous sépare ... au risque d'y laisser ma peau ! Il a suffi que mon fils me transmette la "bonne nouvelle", il a suffi que je vois la souffrance de mon fils et j'ai dit STOP !
J'ai dit stop et je suis devenue maligne, j'ai mis mon intelligence à notre service (celui de mon fils et le mien), je me suis tue mais je ne me suis pas tuée, j'ai fait le silence et j'ai fini par trouver la paix. Par conséquent j'ai pu, enfin, regarder en avant et le résultat est là : la liberté !

Cette liberté c'est à moi que je la dois, mon fils qui poursuit ses études (plus qu'un an et c'est bouclé), mes factures qui sont honorées tous les mois, pas d'huissier devant la porte, me coucher pour dormir et pas pour me retourner toute la nuit, finir ma journée de travail et être tranquille, prendre mon temps ou me presser, sortir avec des amis et ne pas avoir d'heure pour rentrer et, très important, oublier que le gars qui a partagé ma vie pendant près de trente ans vit à 600 mètres de moi. Si ce n'est pas le bonheur ça y ressemble.

Je n'ai pas d'homme dans ma vie, j'ai eu des occasions mais je n'ai rien voulu savoir, je ne suis pas prête, je savoure ma nouvelle vie comme d'autres savourent une liaison, c'est aussi ça la liberté. Je suis consciente que ça ne sera pas facile de faire confiance à un homme (chat échaudé ...) mais je sais aussi que je ne peux pas faire payer à un autre homme les saloperies de mon ex mari. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas envie d'avoir un homme dans ma vie, je n'en ressens aucun besoin, même pas affectif ou hormonal. Mon médecin me dit que j'ai tort, que faire l'amour c'est bon pour la santé. Mon fils me dit que je n'ai qu'à prendre "un plan Q", que je ne dois pas rester seule. Ma fille comprend parfaitement  ce que je pense mais pas mes amies. Mes amies m'ont présenté des messieurs et j'ai tout fait pour que les messieurs me prennent pour une peste, avec quelques uns ça a marché, d'autres ont essayé de me faire du charme quand même et il y en a même un qui dit que je suis la femme qu'il lui faut ! Et puis quoi encore ?
Mes amies insistent,c'est une "jeune"  retraité et reçoit une belle pension de retraite, il est bel homme, il est propriétaire de son appartement (dans un quartier très chic), il possède également une maison dans le Sud, il aime le théâtre et le cinéma,  il est veuf et il a une fille et une petite-fille. C'est vrai, c'est un bon parti mais ... il va au théâtre et au cinéma parce qu'il a des places gratuites, donc il est radin,  il passe sa vie à aider sa fille et à s'occuper de sa petite-fille, donc je connais le sujet, il est mou et, c'est déprimant, il n'a aucune conversation. Il ne cherche pas la femme de sa vie, il cherche la femme qui le déchargera de ses carcans familiaux et moi j'ai déjà donné !

Peut-être qu'un jour je rencontrerai quelqu'un ou peut-être pas ... je ne sais pas, ça ne me préoccupe pas, ça n'a aucune importance. Peut-être que le destin existe ou peut-être pas, je ne sais mais, ça ne me préoccupe pas, ça n'a aucune importance. Peut-être que je ne suis pas née pour partager ma vie avec un homme ou peut-être pas ... je ne sais pas, ça ne me préoccupe pas, ça n'a aucune importance.

Laissez-moi tranquille, je suis bien avec moi, nous partageons les mêmes idées ! 

 Je l'ai déjà dit, dans un autre article, il n'y a rien de pire que de foncer dans une nouvelle relation pour oublier la précédente, il faut prendre son temps, savourer les moments ... Combien je vois de couples qui restent ensemble par habitude !? Ils ne peuvent plus se supporter, mais il y a les enfants, l'argent, le qu'en dira-t-on ... et ils restent ensemble parce qu'au moins ils auront quelqu'un qui leur portera un verre d'eau en cas de besoin. C'est mauvais les habitudes, ça ne rend personne heureux et je sais de quoi que parle.

Oui les femmes sont incroyables mais elles sont toutes incroyablement midinettes, moi j'ai appris que je ne peux compter que sur moi et je me débrouille très bien, j'ai même appris à démonter et monter des meubles, planter un clou pour un nouveau tableau, démonter et remonter un siphon ... tout le reste je savais déjà le faire. Alors pourquoi m'embarrasser d'un homme ?

"J'ai toujours su que je ne serai la femme de personne, 
même si parfois j'oublie."

Coco (avant) Chanel

mardi 26 avril 2016

Et le divorce ?

Le divorce ne saurait tarder, je suis fatiguée de l'attendre mais je l'attends de pied ferme. Je me moque d'en connaitre les tenants et les aboutissants, il y a longtemps que j'ai compris que la justice est une salope, je veux juste deux choses :

  • Que le divorce soit prononcé
  • et l'avoir gagné

Après ça je renaîtrai définitivement des cendres !

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J'ai reçu beaucoup de questions sur ma force, beaucoup voulaient savoir où je l'ai puisée ... Je ne sais pas ! Je sais juste que j'ai réappris à sourire et à vivre un jour à la fois. Je sais aussi que pour avoir la pêche il faut rayer tous les bons souvenirs du couple car ils ramollissent le cerveau ; il faut se fixer sur toutes les saloperies que l'autre nous a fait subir (je l'ai déjà dit ici), ce sont les saloperies qui nous font avancer, oublier le déni et avoir envie de renaître.
La force est dans chaque être humain quand la vérité est là, la force peut venir de tout près ou d'ailleurs mais il faut avoir le courage de le vouloir et moi je le voulais plus fort que tout ! (Cf. mon article "La force des femmes" lien dans l'indice alphabétique, sur le côté droit du blog).

Des questions également sur la vengeance, j'ai trouvé la mienne et je l'ai décrite dans mon article "La meilleure vengeance" (lien dans l'indice alphabétique, sur le côté droit du blog).

Et puis quelques maitresses m'ont écrit, quelques unes m'ont fait de la peine, d'autres m'ont fait hurler de rire et il y a aussi celles qui n'ont rien compris au film ! Elles m'ont ramené au temps où je roulais ma bosse sur un forum dédié à l'infidélité masculine pour tenter de comprendre la première incartade (connue) de mon futur-ex-mari-connard-abruti-manipulateur-menteur ... Sur ce forum j'ai appris beaucoup de choses, j'y ai rencontré des femmes de toutes classes sociales, de toutes nationalités, de tous âges, le dénominateur commun était l'infidélité de leurs époux ou compagnons. Ce forum a été meilleur qu'une psychanalyse, pour moi, je ne suis pas la seule de cet avis car je m'y suis fait une amie avec laquelle je suis toujours en contact au quotidien et ce depuis ... je fais les calculs ... depuis neuf ans !!! Elle pense comme moi et nous en avons encore parlé la semaine dernière.

Souvent les maitresses venaient essayer de nous titiller, elles nous appelaient "les officielles" (encore heureux qu'elles ne nous appellent pas "les régulières), j'étais surnommée "le cerbère" ! Il faut dire que je ne les épargnais pas et je savais toujours où ça leur faisait mal, je ne m'en privais pas et, avec les autres "officielles" on a eu quelques parties de rigolade où nous puisions aussi la force d'affronter le quotidien avec "chéri" trompeur, menteur ...

Il y a des maitresses qui m'ont fait de la peine, leur souffrance était réelle, et puis il y avait les gueuses, je les reconnaissais dès leurs premiers écrits et les gueuses n'aimaient pas le surnom (que j'avais moi-même introduit dans le forum), beaucoup ne savaient même pas ce que ça voulait dire ... Je me souviens qu'une épouse trompée (et belge, si si) pensait que c'était une bière ! Alors je laisse ici la définition de gueuse :

Gueuse selon le Larousse :  Prostituée. Nom donné à la République par les royalistes. Lingot de fonte de première fusion.
Expression "Courir la gueuse" = courtiser les femmes.

Vous l'aurez compris quand je les traitais de "gueuses" je voulais dire "putes", c'est ce qu'elles sont et pour le comprendre je vous invite à lire mon article "Ce que veulent les maîtresses" et un autre, que j'affectionne particulièrement, dont le titre est "Maîtresse trompée, eh oui !"

S'il y a des maîtresses qui ne sont absolument pas des gueuses, il y en a aussi qui sont pires que des prostituées. Je peux respecter une prostituée, une gueuse non, jamais !


Au passage, s'il y a des gueuses qui lisent cet article, allez y, crachez votre venin, je suis forte et fière, les pieds sur terre et de taille à vous répondre.






"Une maitresse c'est aussi embarassant qu'une femme, 
quand on n'en n'a qu'une."

Alfred Capus

lundi 16 février 2015

Violence conjugale

J'ai trouvé un chouette article sur la violence conjugale et, parfois, elle est bien plus présente que ce que nous croyons. Je vais donc le transcrire ici, l'article sera en bleu et ce que j'en conclus en rose. Les lectrices peuvent commenter sans problème, je répondrai volontiers à tout commentaire.



Différentes formes de violence

Plusieurs formes de violence apparaissent progressivement, puis finissent par coexister.

La violence peut être :

Psychologique. Elle se définit comme un ensemble de comportements, de paroles, d’actes et de gestes qui vise à porter atteinte à l’intégrité psychique ou mentale de l’autre. Ces violences s’attaquent directement à l’identité, l’estime de soi et la confiance en soi de la personne qui les subit. La violence psychologique peut prendre la forme de dénigrement, d'humiliation, d'isolement, de contrôle, de  jalousie excessive, de manipulation, de négligence, de menaces.


Verbale. L’auteur utilise sa voix comme une arme. Elle se présente sous la forme d’insultes et de cris.

Physique. La violence physique concerne l’ensemble des atteintes physiques au corps de l’autre. Elle permet à l’auteur d’affirmer son pouvoir en créant un climat de peur chez la victime qui sera contrainte d’adopter des attitudes de soumission. Il peut s’agir de la destruction d’objets, de bousculades, d’immobilisations forcées, de gifles, de coups, de séquestrations, de morsures, de griffes, de tentatives d’étranglement…. Ces violences peuvent aller jusqu’à l’homicide.

Sexuelle. Elle consiste à imposer son désir sexuel à l’autre. La violence sexuelle fait référence aux rapports sexuels forcés, à la prostitution, aux pratiques sexuelles non-souhaitées….

Economique. Ce type de violence a pour objet de maintenir le/la partenaire dans un isolement en contrôlant ses dépenses, en l’empêchant de travailler ou de se former. Ces violences créent une dépendance financière/matérielle envers l’auteur. Celui-ci peut également contracter des dettes et abuser des ressources financières de la victime. Ces violences peuvent engendrer de graves problèmes financiers.

Administrative. Elle consiste à priver la personne de documents administratifs comme par exemple sa pièce d’identité, son passeport…

J'ai subi les violences suivantes : psychologique, verbale, sexuelle et économique, ce qui fait quand même 4/6 !

Violence psychologique : 
Il me manipulait de manière à ce que je le défende envers et contre tous, se faisant passer pour quelqu'un d'incompris voire d'inapte à faire certaines choses. Cela amenait des problèmes évidents et il faisait le mort, me laissant aller au front ... J'en sortais vidée et lui était en pleine forme, me reprochant de "tomber si bas". Et ça c'est de toujours !
Il faisait des différences entre les enfants mais m'accusait d'en être à l'origine, ce qui était totalement faux, sur ma vie ! Ses violences psychologiques nous ont conduits, mes enfants et moi, à de profonds malaises, à beaucoup de souffrances ... pendant ce temps là il complotait avec ses enfants rois et ensemble ils concoctaient des plans absolument dégueulasses contre nous, ça a commencé par ma fille, puis moi, ensuite mon fils. Résultat : ma fille a quitté la maison à l'âge de 19 ans !
Quand il a eu sa première maitresse (connue) il a mis ses enfants rois au courant, à la découverte il a caché sa maitresse chez la fiancée de son fils.
Tout ça m'a laissé des traces indélébiles mais j'ai pardonné ... il a continué de plus belle !
Je suis allée travailler avec lui, à sa demande, il se servait de moi comme du "grand méchant loup" vis-à-vis des salariés qui ne pouvaient pas m'encadrer. Il n'a pas suivi un de mes conseils. La faillite a été l'issue.
Puis ses enfants sont partis aussi, il m'en a voulu et je n'y étais pour rien.
Quand il a appris la grossesse de sa fille il a agi comme s'il était le père, à la naissance de son petit fils ça a été la débandade totale !
Je ne comptais déjà pas beaucoup et de cinquième roue du carrosse je suis devenue la laissée pour compte.
Nos échanges sont devenus des désaccords qui se terminaient en cris pour lui et en larmes pour moi. Sa mauvaise foi s'est totalement révélée et rien n'y faisait. J'en arrivais à souhaiter qu'il me quitte mais il ne le faisait pas.
J'en ai été psychologiquement anéantie pendant des années, j'ai eu tout un tas de maladies dont il se moquait totalement, il est allé jusqu'à me reprocher mes insomnies comme si je n'avais pas de quoi !

Ceci est un résumé, très succinct , de ce que j'ai subi.

Violence verbale :
Ses cris et ses coups de poing ou de pied (sur murs, meubles et objets), ses blasphèmes volontaires sur tout ce à quoi je croyais et tenais, sa manière de se mordre la langue comme pour m'apeurer ... tout ceci était pour moi quelque chose de hautement traumatisant, pareil pour les enfants ... (Ses enfants il les tapait quand ils étaient petits, c'est quand ils sont venus vivre avec nous que j'ai mis une fin à cela, je ne supporte pas les coups et à plus forte raison sur les enfants.) Bizarrement devant un homme de sa taille il n'avait aucune violence verbale, pas de cris, pas de coups sur les meubles ou autres ...
Parfois ses cris sans aucune raison apparente me résonnent encore dans les oreilles et je suis bien contente de ne plus les subir depuis plus d'un an et demi.

Violence sexuelle :
Il avait toujours été très demandeur mais à partir de sa première maitresse (connue) il a commencé à avoir des idées étranges, des fantaisies qui n'amusaient que lui et je le lui ai dit. Ce n'est pas de ma faute si je n'aime pas être mordue pas plus que d'avoir des claques sur les fesses. Pour moi l'amour c'est de la douceur, de la tendresse, une étreinte passionnée, bien sûr, mais avec des préliminaires ... A partir de la naissance de son petit fils je n'ai plus eu qu'un sexe et des seins, certainement pour pallier à sa dysfonction érectile il est devenu une vraie brute, sachant qu'il avait du mal à avoir une érection il me masturbait jusqu'à m'en faire mal et ne connaissait plus qu'une seule position : la levrette ! Après quoi il s'endormait du sommeil du juste et moi je pleurais. Ben oui, plus de préliminaires, plus d'amour pendant l'acte, plus d'après ... Nous ne faisions plus l'amour, il pratiquait une vidange en se donnant bonne conscience, pour moi c'était un viol à chaque fois.
Bien sûr j'ai essayé de lui en parler, il l'a très mal pris et ne m'a plus touchée.

Violence économique :
J'ai arrêté de travailler à la naissance de notre fils, nous l'avions décidé ensemble, mais il a vite pris le pli pour ne pas en glander une à la maison. Tout était à ma charge, les quatre enfants, les courses, le ménage, la lessive, le repassage ... Ah oui, c'est vrai ! Il s'occupait de son fils pendant l'école de foot et il fallait que nous suivions l'enfant roi partout !
Toutes ses entreprises se sont soldées par des échecs, il a fait des dettes, c'est vers moi que les créanciers se tournaient, nous nous sommes retrouvés expulsés pour dettes de loyers et nous avons été hébergés par une copine qui avait elle aussi 4 enfants plus son compagnon, c'est à dire que je me suis retrouvée à faire le ménage, la cuisine, le repassage, la lessive ... pour 12 au lieu de 6 !
Puis j'ai poussé un cri de ras le bol, j'ai trouvé un appartement, j'ai pris un crédit à la CAF pour payer les travaux ... Je nous ai sortis des dettes et des problèmes mais ses entreprises suivantes ont subi son incapacité totale à les gérer, il a toujours confondu chiffre d'affaires avec bénéfice ... il nous a conduits à la ruine totale mais avec un redressement fiscal à hauteur de 400 000 euros !

Conclusion :
C'est pour toutes ces raisons, et d'autres que je tairai, que je me suis retrouvée pieds et poings liés pendant des années. Quand je l'ai viré de chez moi j'étais au chômage depuis peu, j'avais des dettes de loyer, mais tout était préférable à continuer à vivre avec une merde pareille . Il faut dire que les anti dépresseurs que je prenais depuis plus de quatre ans avaient porté leurs fruits, que j'avais quand même eu la bonne idée de me soigner les autres bobos (3 ulcères, surdité galopante, maladie de Basedow culminante et donc chronique ... etc, etc, etc.).

J'ajoute que j'avais aussi découvert sa liaison (2e maitresse connue) avec sa belle-soeur (ex femme de son frère), qu'il venait de me coller une dette à la banque de 23 000€ + les intérêts, qu'il me traitait plus pas que terre quand, par hasard, il était la maison ce qui, fort heureusement, n'était pas souvent le cas.
De plus mon fils (qui est aussi le sien) avait été obligé d'arrêter ses études par manque d'argent (il achetait tout à sa salope de pintade), il voulait en plus que je lui donne mes indemnités Pôle Emploi, mon fils allait très mal et ne pouvait plus voir son père en peinture puisqu'il avait assisté à tout ce que j'ai cité plus haut, pire, c'est lui qui a découvert qui était la maitresse de son père !

Alors j'ai réuni mes forces et j'ai viré cet être abject, depuis je m'en félicite tous les jours !




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Importance de distinguer conflit et violence entre partenaires

La violence conjugale se distingue des autres formes de violence. Il s’agit d’une violence présente dans une relation inégalitaire où l’un des partenaires trouve un moyen de contrôler l’autre en employant des stratégies dans un but d’annihilation et d’emprise.
La violence est dirigée de façon répétitive vers la même personne. Elle s’exprime de manière permanente et pas seulement pendant les temps de crise.
Autrement dit, la violence conjugale se caractérise par la répétition et l’asymétrie de la relation de couple.
Il existe quatre critères qui permettent de distinguer la violence conjugale d’un conflit.



Le pouvoir sur l'autre
La violence conjugale s’inscrit dans un rapport de domination. Un des partenaires cherche à prendre le pouvoir sur l’autre en utilisant les moyens nécessaires pour y arriver. Ce n’est donc pas un acte de folie. Le sujet déclencheur importe peu, tout peut être prétexte pour agresser l’autre.
Lors d’un conflit, ce n’est pas le pouvoir sur l’autre qui est en jeu mais plutôt le pouvoir sur la situation et le désir de convaincre l’autre de son bon droit. Il s’agit de l’expression d’un différend entre partenaires. Concrètement, il peut s’agir de tensions qui se vivent dans le couple. Cela peut être un conflit de valeurs (par exemple, sur la vision dans l’éducation des enfants), d’intérêts (sur le choix des vacances), dans les façons de faire (telles que le partage des tâches) qui revient continuellement à l’avant-plan.


C'est exactement sur les tentatives, souvent réussies, de domination qu'il excellait, j'appelais ça des "différends" mais c'était bel et bien une envie de pouvoir permanent sur moi. Les tensions avaient souvent lieu au sujet de l'éducation des enfants car il y avait les "enfants rois" et les autres, il y avait l'intérêt de la famille et LEURS intérêts (ceux du père et des enfants rois), il y avait les intérêts professionnels il n'en faisait qu'à sa tête et m'appelait à la rescousse en cas de problème (c'est à dire très souvent) mais se débrouillait pour que je le sente comme un devoir de la femme. De tous ces exercices de pouvoir j'en suis sortie meurtrie, anéantie, épuisée ...

L’intention
Il y a une intention, une volonté derrière les agressions. La violence conjugale est un acte organisé, un moyen choisi pour obtenir le pouvoir et mettre l’autre sous son emprise. L’acte de violence n’a donc rien d’impulsif et ne surgit pas au hasard à la suite d’une frustration, d’une provocation ou d’un évènement stressant.
Lors d’un conflit, il y a toujours un sujet au centre qui en est la cause et non le prétexte pour prendre le contrôle sur l’autre. Il peut arriver qu’il y ait de la frustration et de l’agressivité qui se manifestent par des agressions expressives c’est-à-dire, qui apparaissent comme une décharge de la tension. Il ne s’agit pas d’utiliser un geste pour intimider ou détruire l’autre.

Effectivement, sans un geste que ce soit, de sa voix il me mettait à terre, sans un gros mot mais avec une précision très nette sur mon talon d'Achille : mon bon coeur ! Il mettait des coups de poing dans les murs, sur les meubles, genre "je fais ça pour ne pas te frapper" et autant à la maison je l'envoyais se faire voir, autant à l'extérieur je prenais sur moi pour qu'il n'y ait pas de "spectacle" mais, dans les deux cas, j'en sortais meurtrie, confuse, anéantie ...

La persistance
La violence conjugale s’exprime dans la répétition et à travers des stratégies cycliques et récurrentes. Les violences sont toujours dirigées de façons répétitives vers la même personne. Une dynamique et une emprise s’installent progressivement et l’agresseur va employer un panel de stratégies pour imposer son pouvoir.
Quant à la dispute de couple, elle porte sur un sujet de discorde en particulier. Chaque couple a ses histoires de conflits qui reviennent et qui peuvent rester fragiles au sein de la relation (ex. le partage des tâches, l’éducation des enfants, la destination des vacances…). Ce sont les sujets qui persistent et non les étapes d’un cycle comme celui des violences conjugales.

C'était en effet assez récurrent et je finissais pas ne plus rien dire pour ne pas provoquer la dispute, ce qui était souvent totalement inutile.



L’impact
La violence conjugale laisse des traces psychologiques profondes.
La violence conjugale a des effets multiples sur la personne qui la subit comme la peur, la honte, la culpabilité, la perte d’estime et de confiance en soi, l’humiliation, la soumission, etc. Des symptômes du syndrome de stress post traumatique peuvent également survenir.
Plus le cycle de la violence se répète, plus l’emprise sur la victime est forte. Comprendre la différence entre la violence et le conflit est une étape nécessaire dans le choix de l’intervention car on ne peut pas apporter à l’un ou l’autre les mêmes réponses. Confondre, c’est donc prendre le risque d’interventions inappropriées et inefficaces, voire dangereuses pour les victimes et leur entourage. Alors que le conflit peut être géré au moyen de différentes techniques qui font place à la communication et à la négociation (exemples : thérapies de couple ou de famille, médiation familiale), ceci n’est pas possible dans le cas de la violence conjugale pour une raison évidente qui est la suivante : en plaçant la victime dans un rapport égalitaire impossible du fait de la dynamique de départ, on la fragilise, on la rend coresponsable et, plutôt que de l’aider à entamer le processus de dévictimisation, on renforce sa position en faisant durer une situation de violence qui peut davantage se retourner contre elle.

Les traces sont effectivement très profondes, il m'arrive d'être craintive si je suis obligée de lui envoyer un mail, je ne sais jamais comment il va réagir, ce qui est totalement idiot parce qu'à côté de tout ce qu'il m'a fait subir un mail ce n'est rien mais je suis profondément marquée. Je n'aime pas ce rôle de victime que j'étais devenue, ça ne va pas avec mon caractère, heureusement je lâche du leste de mieux en mieux et quand j'ai constaté que j'avais vraiment été sous son emprise, je m'en suis beaucoup voulu, comment était-ce possible ? Mais c'était vrai ! 




Le meilleur que nous puissions attendre des hommes, c'est l'oubli.

François Mauriac

jeudi 6 novembre 2014

Le divorce approche

Il y a longtemps que je n'ai pas écrit, j'étais au calme ... Soudainement mon connard-de-futur-ex-mari-manipulateur-infidèle-menteur-lâche-hypocrite a de nouveau fait irruption dans ma vie:

Il m'a envoyé une lettre recommandée avec avis de réception pour me signaler qu'il n'avait toujours rien reçu du tribunal ! (???)

  • Je ne sais pas ce qu'il attend en m'envoyant cette lettre mais une chose est sûre : je ne lui répondrai pas !
  • Il a pris soin de mettre l'adresse de sa fille (chez qui il n'habite absolument pas) dans la case de l'expéditeur, si c'est pour se fabriquer des preuves il est mal, car l'huissier qui lui a signifié l'ordonnance de non conciliation et l'assignation en divorce atteste bien du fait qu'il habite chez sa pintade.
  • Il a débuté la lettre avec un "Bonjour Salomé" et l'a terminée par un "cordialement Léo" et puis il a ajouté sa signature officielle.
  • Evidemment il ne parle pas des dix mois de pensions alimentaires qu'il me doit, c'est même pour ça qu'il insiste sur le "je n'ai rien reçu du tribunal", pas de papier officiel = pas de pension, mais il a tort car je lui mitonne un petit plat à ma manière et je le lui servirai froid.
  • Je pense qu'il attend une réponse caustique de ma part, il en sera pour ses frais, ceci d'autant plus que la date de l'audience de divorce est marquée et approche à grands pas ... 
  • Comme il n'a pas pris d'avocat il sera divorcé sans le savoir.


Il n'y a plus de déception, plus d'étonnement, plus de larmes ... Juste une envie de recommencer ma vie à ma manière, en toute liberté et avec l'esprit tranquille. La date du divorce est un pas gigantesque pour moi, même si je sais que la décision finale sera mise en délibéré (et il y a de fortes chances pour que ce soit à un mois), qu'ensuite je devrai lui faire signifier la décision du tribunal et qu'il aura un mois pour faire appel ... même en sachant tout ça je sais aussi que j'arrive au bout, que le divorce sera prononcé et qu'il va forcément tiquer sur le montant de la pension pour notre fils, qui continue ses études, et pour ma prestation compensatoire ; à cause de ces derniers éléments il  risque même de faire appel mais s'il le faisait ce serait très mal vu, car il était présent à la tentative de conciliation, a été légalement signifié de la décision provisoire (celle qu'il dit ne pas avoir reçue) et n'a jamais pris d'avocat, comme il n'a jamais payé de pension (même pas pour notre fils) je sais que la Cour d'Appel verrait le tout d'un très mauvais oeil et que, quoi qu'il face ou dise, nous serons divorcés et il sera condamné à me verser ce qui m'appartient de plein droit !

Quoi qu'il en soit, mon voeu le plus cher c'est LE DIVORCE !




J'en tire les leçons suivantes :

  1. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
  2. J'ai bien fait de me taire en apprenant sa trahison car, en me taisant, j'ai cherché des preuves et je les ai trouvées.
  3. J'ai bien fait de mettre les dites preuves à l'abri chez une amie.
  4. J'ai eu raison de lui avoir préparé sa valise et lui avoir réglé son compte en guise de câdeau d'anniversaire de mariage, en un quart d'heure je lui ai dit ce que j'avais à lui dire, en une demie-heure il avait quitté ma maison et ma vie à tout jamais !
  5. Il n'a eu d'autre solution que d'aller vivre chez sa pintade, ce fut ma meilleure vengeance.
  6. Je ne lui ai plus jamais permis de remettre un pied chez moi et il a pris ses cartons, que j'ai moi même faits, sur le palier. Ainsi je ne lui ai donné que ce que j'ai voulu et j'ai eu tout le temps de faire un tour complet de ses papiers, s'il continue de jouer à "je ne te donnerai rien" il aura de très mauvaises surprises.
  7. Le calme, la paix d'esprit, la tranquillité n'ont pas de prix !





Ce n'est un secret pour personne qu'en matière de courage les femmes sont bien les plus fortes, je ne vais donc pas jouer à la fausse modeste car je suis très fière de tout ce que j'ai accompli depuis que j'ai viré de ma vie le boulet qu'était mon connard-de-futur-ex-mari-manipulateur-infidèle-menteur-lâche-hypocrite.
Je suis même arrivée au point où je me fous de savoir quels sont leurs rapports (à lui et à sa pintade) au quotidien, même si je sais que je leur ai cassé le plan "piment" de la relation extra-conjugale, maintenant j'en ris et de bon coeur encore !

Ce blog m'a servi de thérapie, c'est vrai, mais au vu du nombre de visites depuis que je l'ai débuté et des mails que je reçois, je crois que d'avoir partagé mon expérience avec d'autres femmes a été un câdeau aussi. J'en ai rassuré beaucoup sur leur force, j'ai beaucoup appris avec d'autres, mais nous avons aussi partagé et c'est un autre câdeau.

Mesdames, ne vous laissez jamais maltraiter par qui que ce soit et encore moins par votre compagnon, soyez vous mariés ou pas, la violence conjugale ce ne sont pas que les coups, c'est aussi la manipulation, la cruauté mentale, les sévices psychologiques, la trahison ... aucune femme au monde ne le mérite, soyez-en sûres et n'hésitez pas à ouvrir la cage même si elle a l'air dorée !



"Des hommes les uns sont d'or, 
les autres n'en ont que l'apparence."

Miguel de Cervantès