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samedi 2 juillet 2016

Bilan bonheur

J'ai eu une semaine difficile mais je m'en suis sortie comme une grande et pour cause ... J'ai les idées claires, je sais ce que je veux et surtout ce que je ne veux pas.

Je fais ce que je veux, quand je veux, si je veux. Je peux dormir des deux côtés de mon grand lit voire au milieu, je peux lire au lit, me couvrir et me découvrir à ma convenance. Je n'ai aucune contrainte d'horaires, pas de chemises à repasser, mas de chaussettes à plier, pas de slips à laver, pas de costumes à porter au pressing. Je peux me faire un plateau télé ou diner tranquillement avec mon fils, quand il est là. Je peux sortir avec des amis, faire une virée sans la prévoir et rentrer quand je veux. Mes factures sont payées, je n'ai plus d'huissiers devant la porte depuis plus de trois ans et mon découvert autorisé  n'est jamais utilisé jusqu'au bout et il ne dure pas plus de cinq jours.
Personne pour me dire "t'as vu l'heure ?" ou "t'as pas fini ?" ou "t'as pas commencé ?" ou "je veux pas manger froid" ... Exemple : hier soir j'ai eu une réunion professionnelle qui s'est terminée chez une de mes collègues autour de quelques coupes de champagne, nous avons bien rigolé, nous avons échangé beaucoup d'idées et c'était génial !

Je décide si je me maquille ou pas, si je m'épile ce soir ou demain matin, si je me coupe les cheveux, les laisse longs ou les ramasse en chignon.
Personne pour me dire "j'aime pas quand tu te coupes les cheveux" ou "j'aime pas les chignons" ou "c'est quoi cette coiffure ?" ... Exemple : "tu t'es encore coupé les cheveux ! Tu sais que je n'aime pas les cheveux courts !".

Je peux porter autant de pantalons que je veux et m'habiller comme l'as de pique si j'en ai envie. Je peux aussi me mettre des décolletés jusqu'où je veux. Je peux ne pas porter de bijoux ou me transformer en sapin de noël, je peux porter des frais ou des faux ou les deux.
Personne pour me dire "j'aime pas les femmes en pantalon" (il les aimait juste pour les sauter en catimini) ou "mets un tailleur ou une robe, tu as des trucs ultra chics" ou "tu mets pas de bijoux ? tout le monde va penser que je ne t'offre rien !" ou "pourquoi tu mets des fantaisies avec tous les beaux bijoux que tu as !?" ...

Eh oui, plus besoin de faire en sorte d'épater l'orchestre avec les beaux cadeaux du monsieur, d'ailleurs la plupart des cadeaux ont été vendus pour payer les factures (les miennes et celles qu'il m'a laissées en "cadeau" également). De surcroit il y avait des cadeaux qui étaient à son goût et pas au mien (non je fais pas ma difficile, c'est vrai !) et j'étais bien contente de m'en débarrasser, exemple : un sac à main Chanel qui non seulement était un appel au vol mais en plus faisait mémère, il était neuf et encore dans sa boite, je l'ai très peu porté tellement il faisait vieillot mais bon, il venait du 25 Rue Royale à Paris ! Ça a été ma première vente et il a bien rapporté. Pardon, Mademoiselle Coco, mais c'est vrai que votre griffe a bien changé depuis votre départ et il leur arrive de faire de sacrées conneries avec votre nom, ce sac à main est le meilleur exemple. Par contre, Mademoiselle Coco, votre classique, oui celui qui allait avec votre petite robe noire, celui-là je l'ai gardé mais c'est vrai aussi que c'est moi qui l'ai choisi et payé, du temps où j'étais une exécutive toujours tirée à quatre épingles, en talons aiguille et coiffure "négligemment" impeccable, quand mon vernis à ongles ne s'écaillait pas au contact des tâches ménagères et mon rouge à lèvres durait toute la journée ... je n'avais même pas besoin d'anti-cernes et mon Make Up était toujours au top. Je ne rigolais pas tous les jours mais j'étais très chic, au volant de ma Safrane V6 automatique noire, avec l'intérieur en cuir et les sièges chauffants, j'étais supposé être une princesse ... avant la Safrane j'ai eu un cabriolet couleur rubis avec l'intérieur en cuir gris, oui, ça en jetait mais pas autant que ma belle voiture d'exécutive ! Vous pensez bien, Mademoiselle Coco, que monsieur m'avait offert toute la panoplie et il appelait ça "le bonheur" et le plus triste c'est que j'acquiesçais ! Non, Mademoiselle Coco, vous qui avez toujours travaillé et eu des mecs ultra chics, vous saviez bien que le bonheur ce n'était pas ça et ça a du être  pour ça que vous avez banni le corset de l'histoire vestimentaire des femmes, parce que vous n'aimiez pas les entraves, je ne peux que vous donner raison, Mademoiselle Coco !

Oui, j'ai bien changé, j'ai fait une reconversion complète, même mon vocabulaire a changé, je sais, mais je l'ai voulu !
Je travaille, comme j'ai toujours travaillé, mais maintenant je sais pour qui, c'est  pour moi !
Aujourd'hui c'est samedi, j'ai fait mes courses à mon rythme et pendant je j'écris je sirote un verre de Chardonnay ... tout à l'heure je sors pour assister à un concert de musique que j'aime, sans me poser de questions sur tout ce qui précède.

La vache, que c'est bon la liberté !





N'allez pas croire que je sois devenue alcoolique, non !  Disons qu'il m'arrive de prendre un verre pour le plaisir, comme je mange une glace pour le même plaisir, mais quand je bois c'est à la vie !

Je bois à la vie, je chante à la vie, je vis et je suis heureuse ! Mon bilan est donc positif, c'est un vrai bilan bonheur.

De cette vie là (celle d'avant) je garde un doux, un merveilleux souvenir de mes temps d'artiste, oui j'ai été artiste, je chantais et j'aimais ça. C'était un hobby, un hobby qui rapportait bien, mais surtout c'était une thérapie. C'est même grâce au chant que j'ai réussi à tenir, tous les week-ends je préparais mon porte-costumes (mes habits de lumière), ma trousse de bijoux bien clinquants (pour que tout le monde les voie sur scène), ma trousse de maquillage et je partais chanter ! J'ai parcouru toute la France, tous les pays limitrophes et quelques uns plus éloignés, j'ai chanté mon pays, je l'ai chanté avec mon coeur, mes tripes, tout mon être ... je sortais de deux heures de scène comme on sort de 10 heures de travail, j'étais épuisée mais j'étais heureuse ! Pendant plusieurs années j'ai fait partie d'un groupe et ces années là ont été les meilleures, nous parcourions des kilomètres pour chanter et nous rentrions dans la nuit parce que le lendemain nous chantions ailleurs. Les voyages sont mémorables, entre les ronflements des musiciens (eh oui, ça leur arrivait de s'endormir) et les histoires vécues et racontées, que d'éclats de rire, que de bonheurs, que de bons souvenirs. Parfois monsieur était de la partie et parfois non, mais on riait toujours autant !
Ça fait quatre ans que j'ai arrêté, par la force des choses, mais je ne perds jamais un bon spectacle ni les retrouvailles avec les collègues toujours en activité, ils me reprochent de les avoir abandonnés, ce n'est pas vrai, je n'ai abandonné personne, je me suis juste abandonnée moi !

Il m'arrive de remonter sur scène, parce que dans le métier il est de bon ton d'inviter le collègue présent à chanter et il est normal (et conseillé) de ne pas refuser et, franchement, citant Aznavour :


" ... Rien que sous mes pieds de sentir la scène
De voir devant moi un public assis j'ai le coeur battant ..."
 
Wahou, quel kif !!! 
Mais c'était un hobby, c'est un beau souvenir très cher à mon coeur que je n'oublierai jamais.
 
Désormais je me suis découvert de nouveaux talents avec ma reconversion, je gagne décemment ma vie et surtout je vis, mes enfants vont bien, je vais bien, les vacances arrivent à grands pas donc tout va bien.
J'ajouterai juste une phrase que j'ai l'habitude de dire à ceux que j'aime, cette fois-ci je me la dis à moi :
 
Que tout me soit bonheur !

"Une femme doit avoir deux qualités, 
être chic et fabuleuse."

Coco Chanel




samedi 4 juin 2016

Divorce prononcé !

 Quand mon avocat m'a téléphoné pour m'apprendre la bonne nouvelle, je me suis retenue de crier, je ne voulais pas qu'il pense que j'étais totalement disjonctée !!!

Ah il s'est fait attendre, le bougre, il a pris le chemin des écoliers, a fait l'école buissonnière, s'est fait dorer au soleil, a cueilli des fleurs, a ramassé des feuilles mortes, a fait des boules de neige et puis, au printemps, il est arrivé et je lui ai souhaité la bienvenue et je lui ai dit :

Divorce, je t'aime !

En recevant la "grosse" du jugement j'ai carrément éclaté de rire !!! Je savais que le monsieur était totalement dérangé de la cafetière, je ne savais pas qu'un avocat (le sien) puisse le suivre dans son délire ... Mon, enfin, ex mari voulait que le divorce soit prononcé par "altération du lien conjugal" ou subsidiairement "aux torts partagés".

Voilà un mec qui me trompe

  • - une première fois (à ma connaissance) avec la femme d'un de ses potes, une gueuse totalement amorale mais bien vénale, il croit vraiment qu'elle est amoureuse de lui et boum ! 
  • - la deuxième fois (toujours à ma connaissance), il devient l'amant de sa belle-soeur, la femme de son frère, la mère de ses neveux, une pintade totalement écervelée mais ...

il souhaite appeler sa petite affaire une "altération du lien conjugal" voire des "torts partagés", et puis quoi encore ???

Non, "môssieur", le divorce est bien prononcé pour faute et à vos  torts exclusifs   et c'était tout ce que je voulais ! Car j'ai prouvé  vos torts et le JAF a dit que :

"Au soutien de sa demande, Madame YYYYY met en avant les infidélités notoires de Monsieur XXXXX et en justifie par la communication, au présent débat, de plusieurs attestations ..... qui confirment les relations adultérines de Monsieur XXXXX et ce depuis les années AAAA."

"Ces mêmes attestations prouvent que le couple était déséquilibré par les absences du foyer de Monsieur XXXXX et des dettes par lui accumulées, alors même que Madame YYYYY travaillait de nombreuses heures pour un salaire modeste, dans l'intérêt de la famille."

"Dans ce contexte, il y a lieu de dire que les violations graves et renouvelées des obligations nées du mariage ont été commises par Monsieur XXXXXXX et que le divorce des époux sera prononcé sur le fondement de l'article 242 du code civil aux torts exclusifs de Monsieur XXXXX. Il n'y a donc pas lieu d'examiner plus avant les prétentions de Monsieur XXXXXX sur ce point. Il en sera débouté."

Qu'est ce que l'article 242 du code civil ? Le voici :

Article 242 du Code civil « Un époux peut demander le divorce pour faute lorsque des faits constitutifs d’une volonté grave ont renouvelé des devoirs et obligations du mariage sont imputables a son conjoint et rendent intolérables le maintient de la vie commune. »

Prends toi ça dans la gueule, espèce de connard-menteur-manipulateur-traitre-lâche-tricheur ... mais enfin  EX mari !

Il aura fallu deux ans, huit mois et quinze jours pour que le divorce arrive mais désormais c'est prononcé, terminé, fini, basta !!!







...

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né(e) pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

♥ In "Liberté" de Paul Eluard ♥

Vous pouvez continuer de m'écrire, je vous répondrai soit sur le blog, soit en privé, comme vous le souhaiterez. Je ne sais pas tout mais j'en connais un rayon, car parce que j'ai beaucoup souffert, je me suis beaucoup renseignée et, je vous le dis, n'ayez pas peur de tout recommencer à zéro, même en dessous de zéro, tout vaut la peine, car il n'y a rien de plus précieux que votre vie et celle de vos enfants, quel que soit leur âge.
Quoi qu'il en soit, je reviendrai de temps en temps pour partager l'après divorce avec vous, mes compagnes d'infortune, vous à qui je demande de ne laisser personne, mais alors vraiment personne, écrire votre histoire à votre place !



mardi 26 avril 2016

Et le divorce ?

Le divorce ne saurait tarder, je suis fatiguée de l'attendre mais je l'attends de pied ferme. Je me moque d'en connaitre les tenants et les aboutissants, il y a longtemps que j'ai compris que la justice est une salope, je veux juste deux choses :

  • Que le divorce soit prononcé
  • et l'avoir gagné

Après ça je renaîtrai définitivement des cendres !

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J'ai reçu beaucoup de questions sur ma force, beaucoup voulaient savoir où je l'ai puisée ... Je ne sais pas ! Je sais juste que j'ai réappris à sourire et à vivre un jour à la fois. Je sais aussi que pour avoir la pêche il faut rayer tous les bons souvenirs du couple car ils ramollissent le cerveau ; il faut se fixer sur toutes les saloperies que l'autre nous a fait subir (je l'ai déjà dit ici), ce sont les saloperies qui nous font avancer, oublier le déni et avoir envie de renaître.
La force est dans chaque être humain quand la vérité est là, la force peut venir de tout près ou d'ailleurs mais il faut avoir le courage de le vouloir et moi je le voulais plus fort que tout ! (Cf. mon article "La force des femmes" lien dans l'indice alphabétique, sur le côté droit du blog).

Des questions également sur la vengeance, j'ai trouvé la mienne et je l'ai décrite dans mon article "La meilleure vengeance" (lien dans l'indice alphabétique, sur le côté droit du blog).

Et puis quelques maitresses m'ont écrit, quelques unes m'ont fait de la peine, d'autres m'ont fait hurler de rire et il y a aussi celles qui n'ont rien compris au film ! Elles m'ont ramené au temps où je roulais ma bosse sur un forum dédié à l'infidélité masculine pour tenter de comprendre la première incartade (connue) de mon futur-ex-mari-connard-abruti-manipulateur-menteur ... Sur ce forum j'ai appris beaucoup de choses, j'y ai rencontré des femmes de toutes classes sociales, de toutes nationalités, de tous âges, le dénominateur commun était l'infidélité de leurs époux ou compagnons. Ce forum a été meilleur qu'une psychanalyse, pour moi, je ne suis pas la seule de cet avis car je m'y suis fait une amie avec laquelle je suis toujours en contact au quotidien et ce depuis ... je fais les calculs ... depuis neuf ans !!! Elle pense comme moi et nous en avons encore parlé la semaine dernière.

Souvent les maitresses venaient essayer de nous titiller, elles nous appelaient "les officielles" (encore heureux qu'elles ne nous appellent pas "les régulières), j'étais surnommée "le cerbère" ! Il faut dire que je ne les épargnais pas et je savais toujours où ça leur faisait mal, je ne m'en privais pas et, avec les autres "officielles" on a eu quelques parties de rigolade où nous puisions aussi la force d'affronter le quotidien avec "chéri" trompeur, menteur ...

Il y a des maitresses qui m'ont fait de la peine, leur souffrance était réelle, et puis il y avait les gueuses, je les reconnaissais dès leurs premiers écrits et les gueuses n'aimaient pas le surnom (que j'avais moi-même introduit dans le forum), beaucoup ne savaient même pas ce que ça voulait dire ... Je me souviens qu'une épouse trompée (et belge, si si) pensait que c'était une bière ! Alors je laisse ici la définition de gueuse :

Gueuse selon le Larousse :  Prostituée. Nom donné à la République par les royalistes. Lingot de fonte de première fusion.
Expression "Courir la gueuse" = courtiser les femmes.

Vous l'aurez compris quand je les traitais de "gueuses" je voulais dire "putes", c'est ce qu'elles sont et pour le comprendre je vous invite à lire mon article "Ce que veulent les maîtresses" et un autre, que j'affectionne particulièrement, dont le titre est "Maîtresse trompée, eh oui !"

S'il y a des maîtresses qui ne sont absolument pas des gueuses, il y en a aussi qui sont pires que des prostituées. Je peux respecter une prostituée, une gueuse non, jamais !


Au passage, s'il y a des gueuses qui lisent cet article, allez y, crachez votre venin, je suis forte et fière, les pieds sur terre et de taille à vous répondre.






"Une maitresse c'est aussi embarassant qu'une femme, 
quand on n'en n'a qu'une."

Alfred Capus

vendredi 17 juillet 2015

Ras le bol !

Cela fait maintenant 2 ans, un mois et 3 jours que nous sommes séparés et le divorce n'est toujours pas prononcé, j'en ai ras le bol !!!

J'ai fait pratiquer une saisie-arrêt sur les salaires de monsieur et, comme par hasard, il a retrouvé l'Ordonnance de Non Conciliation qui dicte les mesures provisoires et il a pris un avocat. La procédure avait été clôturée et son avocat a fait lever la clôture mais, depuis 6 mois, il n'a toujours pas conclu au motif que son client dit "ma belle-soeur c'est juste ma belle-soeur" ... ben voyons !

L'employeur de monsieur a cru bon ignorer la saisie-arrêt que j'ai fait pratiquer mais à aucun moment n'a indiqué que monsieur ne travaillait plus chez lui. J'ai été obligée de déposer une plainte au commissariat et, à la suite de sa convocation, monsieur a ENFIN commencé à payer, tous les mois en retard et de mauvais coeur mais il paie ... il ne me doit "plus" que la modique somme de 10 500 euros !

Même mon avocat en a ras le bol de mon divorce, imaginez comment j'en ai assez, moi !!!

A part ça il vit toujours avec sa pintade et s'enfonce un peu plus chaque jour en racontant des mensonges à son avocat, à la police et même au syndic de l'immeuble que j'habite ; ce mec là est décidément indécrottable !

De temps en temps il se rappelle à mon mauvais souvenir par des tentatives d'intimidation voire des menaces ... dommage qu'il n'ait pas encore compris que plus rien ne me fait peur, mais alors vraiment plus rien !!!

Je pense qu'après l'été l'affaire sera réglée, du moins je l'espère. Je vais donc continuer à prendre la vie du bon côté et à positiver, vivant un jour après l'autre avec calme et détermination.




Parce que je le vaux bien ! Eh oui !
 

samedi 17 janvier 2015

Faisons les comptes

Je ne suis pas venue ici depuis novembre de l'année dernière, c'est bon signe, signe que le temps fait son oeuvre et que je passe à autre chose.
Néanmoins j'ai regardé les statistiques et je me suis aperçue que mon blog était souvent consulté et ce dans le monde entier, signe que l'infidélité ne s'arrête pas et ce n'est pas bon signe mais qu'y puis-je ?
L'article le plus consulté est "Infidélité et coups de fil anonymes" et ça ne m'étonne pas, les gueuses et pintades du monde entier continuent de se venger sur la seule personne qui n'y est pour rien : l'épouse/compagne trompée !

Cliquer ici pour accéder à l'article

  1. Ceci était le 1er point, passons au suivants ...
  2. Mon divorce n'est toujours pas prononcé, à ma connaissance, parce que les juges aux affaires matrimoniales poussent les couples à divorcer par consentement mutuel, en cas de divorce litigieux  ils prennent un malin plaisir à faire durer l'affaire. Pourtant l'ordonnance de non conciliation date du janvier de l'année dernière, le juge pourrait arrêter de faire du zèle, la procédure est clôturée depuis novembre, mon connard-de-futur-ex-mari-menteur-manipulateur-traitre-lâche n'a pas pris d'avocat, toutes les preuves sont contre lui, les pensions n'ont jamais été payées, il faut que je lui fasse un dessin ?
  3. J'ai fait une formation de reconversion, eh oui, je n'ai plus 30 ans et il a bien fallu que je trouve une solution professionnelle. Pendant les cours de psychologie nous avons parlé de l'homme, cet animal intelligent qui est fait pour chasser et procréer mais aussi pour protéger ; c'est pour ces raisons qu'ils trompent leurs femmes (c'est la chasse), font parfois des enfants à leurs maitresses (c'est la procréation) mais ne quittent pas leurs femmes parce qu'ils se doivent de les protéger ! Même s'ils les trompent, les maltraitent (physiquement et/ou moralement et/ou verbalement) même s'ils leur font les pires saloperies de la terre, ils sont toujours persuadés qu'ils les protègent, elle est pas belle la vie !?
  4. C'est pour toutes ces raisons que 4 hommes sur 5 se font "jeter", sinon ils ne partiraient pas, et tiennent un discours de malheureux : "c'est toi qui m'as mis dehors - c'est toi qui m'as quitté - c'est toi qui as demandé le divorce", eux n'ont rien fait de mal ! (?) sic ...
  5. Ma thèse est donc la bonne : un homme qui trompe pose sur la chaise ses vêtements, son coeur et son cerveau, il ne conserve que deux neurones qu'il place immédiatement dans ses couilles pour qu'elles servent à la partie de jambes en l'air qui va avoir lieu ... il pense donc avec sa tête du bas, ce sont donc des têtes de bite !!! Une fois l'acte terminé, il reprend le tout sur la chaise et rentre chez lui sans la moindre culpabilité. Merci Madame la Psy d'avoir étayé et conforté ma thèse.
  6. Pendant que les hommes continuent de vivre comme au temps des cavernes, ce sont donc des primaires (j'ai pas dit primates hein ! Enfin, pas encore ...) nous les femmes nous occupons du coeur de tout le monde en oubliant notre dignité, maitresses comprises même si c'est dur à avaler. Une de mes collègues a suggéré que les hommes ne monteraient à l'assaut que s'ils sentaient une ouverture de la part de la femme, c'est bien connu "l'homme propose et la femme dispose",  je n'étais pas d'accord et la psy non plus, parce que même s'il ne sent pas d'ouverture mais qu'il a décidé de "se la faire" il mettre tout en action pour y arriver, ce qui ne fait pas des maitresses de faibles femmes mais des femmes manipulées ! Oui, je sais, celle-là aussi est dure à avaler mais que voulez-vous, il faut faire avec ce qu'on a.
  7. Durant le divorce même les plus sensés peuvent rester des primaires et rejeter la faute sur celle qui (selon eux) a mis fin à la relation, au mariage, appelez ça comme vous voudrez, ce qui engendre les non paiements de pensions alimentaires y compris pour les enfants, puisqu'ils n'en n'ont plus "la jouissance" ils se refusent à participer. Et après ce sont les femmes qui sont compliquées !!!
  8. Un homme aura toujours beaucoup de mal à vivre sans une femme chez lui, à moins que ce ne soit lui qui soit chez elle, enfin il a besoin de compagnie. Une femme reprend sa vie en main et la plupart n'a pas peur de le faire seule ! Que personne ne me dise plus que le mâle est le sexe fort !
  9. Un homme oublie que ses enfants mangent, s'habillent, font des études, ont des besoins ... il a une "nouvelle vie" et il n'y a plus que celle-là qui compte, pourquoi ? Parce qu'il sait que la mère des ses enfants fera tout pour qu'ils ne manquent de rien ... c'est là qu'ils deviennent des primates et ne sont des hommes qu'aux yeux des maitresses qui les regardent en vainqueurs ...





Les comptes étant terminés, 
tirons la preuve par neuf !


  1. Les vainqueurs retromperont ... la nouvelle femme de leur vie.
  2. Primates ils étaient, primates ils resteront car ils la quitteront pour une autre par peur d'être seuls.
  3. Toujours convaincus d'êtres de puissants mâles, ils continueront d'être persuadés d'avoir raison et, cette raison, ils la feront briller aux yeux de la prochaine.
  4. La "prochaine" est déjà persuadée d'être la "seule" qui compte, les autres ce n'était que du vent, il était incompris le "pov'chou" !
  5. Ma thèse tient toujours !
  6. Le mâle s'est encore fait jeter et n'a toujours pas pris de décision.
  7. Le mâle a encore trompé et maltraité (physiquement et/ou moralement et/ou verbalement) mais ne se sent coupable de rien.
  8. A cet état le divorce aura déjà été prononcé, il n'aura rien versé, ne se sera pas occupé de son (ses) enfant(s) mais il en aura peut-être déjà fait d'autres qui subiront le même sort ... ceci étant un jugement en correctionnelle pour abandon de famille l'attend au tournant ... eh oui, il ne peut pas fuir éternellement !
  9. Je suis curieuse de savoir quel sera, à ce moment là, mon article le plus lu !?


« Les hommes désapprouvent toujours 

ce qu'ils ne sont pas capables de faire.  »

 Christine de Suède

 

jeudi 6 novembre 2014

Le divorce approche

Il y a longtemps que je n'ai pas écrit, j'étais au calme ... Soudainement mon connard-de-futur-ex-mari-manipulateur-infidèle-menteur-lâche-hypocrite a de nouveau fait irruption dans ma vie:

Il m'a envoyé une lettre recommandée avec avis de réception pour me signaler qu'il n'avait toujours rien reçu du tribunal ! (???)

  • Je ne sais pas ce qu'il attend en m'envoyant cette lettre mais une chose est sûre : je ne lui répondrai pas !
  • Il a pris soin de mettre l'adresse de sa fille (chez qui il n'habite absolument pas) dans la case de l'expéditeur, si c'est pour se fabriquer des preuves il est mal, car l'huissier qui lui a signifié l'ordonnance de non conciliation et l'assignation en divorce atteste bien du fait qu'il habite chez sa pintade.
  • Il a débuté la lettre avec un "Bonjour Salomé" et l'a terminée par un "cordialement Léo" et puis il a ajouté sa signature officielle.
  • Evidemment il ne parle pas des dix mois de pensions alimentaires qu'il me doit, c'est même pour ça qu'il insiste sur le "je n'ai rien reçu du tribunal", pas de papier officiel = pas de pension, mais il a tort car je lui mitonne un petit plat à ma manière et je le lui servirai froid.
  • Je pense qu'il attend une réponse caustique de ma part, il en sera pour ses frais, ceci d'autant plus que la date de l'audience de divorce est marquée et approche à grands pas ... 
  • Comme il n'a pas pris d'avocat il sera divorcé sans le savoir.


Il n'y a plus de déception, plus d'étonnement, plus de larmes ... Juste une envie de recommencer ma vie à ma manière, en toute liberté et avec l'esprit tranquille. La date du divorce est un pas gigantesque pour moi, même si je sais que la décision finale sera mise en délibéré (et il y a de fortes chances pour que ce soit à un mois), qu'ensuite je devrai lui faire signifier la décision du tribunal et qu'il aura un mois pour faire appel ... même en sachant tout ça je sais aussi que j'arrive au bout, que le divorce sera prononcé et qu'il va forcément tiquer sur le montant de la pension pour notre fils, qui continue ses études, et pour ma prestation compensatoire ; à cause de ces derniers éléments il  risque même de faire appel mais s'il le faisait ce serait très mal vu, car il était présent à la tentative de conciliation, a été légalement signifié de la décision provisoire (celle qu'il dit ne pas avoir reçue) et n'a jamais pris d'avocat, comme il n'a jamais payé de pension (même pas pour notre fils) je sais que la Cour d'Appel verrait le tout d'un très mauvais oeil et que, quoi qu'il face ou dise, nous serons divorcés et il sera condamné à me verser ce qui m'appartient de plein droit !

Quoi qu'il en soit, mon voeu le plus cher c'est LE DIVORCE !




J'en tire les leçons suivantes :

  1. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
  2. J'ai bien fait de me taire en apprenant sa trahison car, en me taisant, j'ai cherché des preuves et je les ai trouvées.
  3. J'ai bien fait de mettre les dites preuves à l'abri chez une amie.
  4. J'ai eu raison de lui avoir préparé sa valise et lui avoir réglé son compte en guise de câdeau d'anniversaire de mariage, en un quart d'heure je lui ai dit ce que j'avais à lui dire, en une demie-heure il avait quitté ma maison et ma vie à tout jamais !
  5. Il n'a eu d'autre solution que d'aller vivre chez sa pintade, ce fut ma meilleure vengeance.
  6. Je ne lui ai plus jamais permis de remettre un pied chez moi et il a pris ses cartons, que j'ai moi même faits, sur le palier. Ainsi je ne lui ai donné que ce que j'ai voulu et j'ai eu tout le temps de faire un tour complet de ses papiers, s'il continue de jouer à "je ne te donnerai rien" il aura de très mauvaises surprises.
  7. Le calme, la paix d'esprit, la tranquillité n'ont pas de prix !





Ce n'est un secret pour personne qu'en matière de courage les femmes sont bien les plus fortes, je ne vais donc pas jouer à la fausse modeste car je suis très fière de tout ce que j'ai accompli depuis que j'ai viré de ma vie le boulet qu'était mon connard-de-futur-ex-mari-manipulateur-infidèle-menteur-lâche-hypocrite.
Je suis même arrivée au point où je me fous de savoir quels sont leurs rapports (à lui et à sa pintade) au quotidien, même si je sais que je leur ai cassé le plan "piment" de la relation extra-conjugale, maintenant j'en ris et de bon coeur encore !

Ce blog m'a servi de thérapie, c'est vrai, mais au vu du nombre de visites depuis que je l'ai débuté et des mails que je reçois, je crois que d'avoir partagé mon expérience avec d'autres femmes a été un câdeau aussi. J'en ai rassuré beaucoup sur leur force, j'ai beaucoup appris avec d'autres, mais nous avons aussi partagé et c'est un autre câdeau.

Mesdames, ne vous laissez jamais maltraiter par qui que ce soit et encore moins par votre compagnon, soyez vous mariés ou pas, la violence conjugale ce ne sont pas que les coups, c'est aussi la manipulation, la cruauté mentale, les sévices psychologiques, la trahison ... aucune femme au monde ne le mérite, soyez-en sûres et n'hésitez pas à ouvrir la cage même si elle a l'air dorée !



"Des hommes les uns sont d'or, 
les autres n'en ont que l'apparence."

Miguel de Cervantès


vendredi 15 août 2014

Si c'était à refaire ...

Eh bien si c'était à refaire, j'aurais fait autrement !

Quand j'étais petite fille et que je jouais avec mes petites copines, elles avaient toujours des maris et des enfants dans nos jeux ... moi non ! J'étais toujours divorcée avec un enfant, un fils, c'était peut-être prémonitoire ... en tout cas c'est troublant. Tandis qu'elles s'affairaient aux occupations ménagères, comme leurs mamans, moi je travaillais à l'extérieur, comme mon papa. Ceci était certainement du au fait que ma mère était l'ainée de neuf enfants et qu'elle refusait que j'aie la même vie qu'elle qui aidait sa mère en tout ; je dis souvent, et c'est vrai, que ma mère a inventé le MLF avant qu'il n'existe et, force m'est de constater, qu'elle a été "l'homme" du foyer ! Ma mère m'a élevée pour que je n'aie jamais besoin de qui que ce soit pour subvenir à mes besoins, elle voulait que je fasse des études et que j'aie un métier, mon père croyait très fort en moi et je n'avais pas le droit à l'erreur, il fallait que je sois la meilleure élève et je l'ai toujours été. J'ai étudié et j'ai bien réussi ma vie professionnelle, mon premier mariage a duré peu de temps car j'ai eu la sagesse d'y mettre un terme tant qu'il était temps, mais il a fallu que je tombe amoureuse d'un loup déguisé en agneau et j'ai mis en échec tout ce que j'avais construit seule, j'ai eu tort et on ne m'y reprendra pas !

Quand l'amour s'est niché dans mon coeur et dans tout mon être, j'ai nié la réalité des choses, je n'ai pas voulu voir le fossé culturel qu'il y avait entre nous pour la bonne et simple raison que les classes sociales ne m'ont jamais semblé importantes. C'est vrai aussi que pour me séduire il a sorti le grand jeu, il ne demandait qu'à apprendre et je ne demandais qu'à être aimée, puisque je l'aimais.
J'aurais du refuser d'élever ses deux enfants quand leur mère les a mis dehors (âgés de 7 et 4 ans), il serait certainement parti avec eux et j'aurais évité bien des souffrances. Mais je l'aimais et je ne me suis même pas posé la question, je l'aimais lui et j'aimais ses enfants, donc je les ai élevés et aimés comme s'ils étaient sortis de mon ventre, idiote que j'ai été !

Ma plus grande erreur : avoir accepté de l'épouser !

Si c'était à refaire : J'aurais eu notre fils mais je n'aurais pas épousé son père, c'est en l'épousant que je me suis mise dans la merde (il n'y a pas d'autre mot) et je n'aurais pas sacrifié ma carrière professionnelle pour élever ses enfants, car si je n'avais eu que les miens j'aurais parfaitement pu la poursuivre.

Ainsi j'aurais évité :

  1. Ses dettes et son redressement fiscal, car je n'aurais pas été solidaire.
  2. L'adoption de ses enfants, car ce fut une erreur. La seule qui y croyait c'était moi, ils ne m'ont pas rendu l'amour que je leur ai donné, je suis devenue une "marâtre" à leurs yeux et je ne sais pas pourquoi, toujours est il que je n'ai aucun poids sur la conscience, j'ai toujours été sincère dans mon amour aussi bien pour ses enfants que pour lui. Pourquoi ont ils voulu que je les adopte ?
  3. La souffrance des mes enfants : celle de ma fille qui a fait l'objet d'énormes saloperies de leur part, au point qu'elle a quitté la maison à 19 ans ; celle de mon fils qui dit qu'il n'a jamais eu de père puisque les deux ainés sont toujours passés avant lui.
  4. De souffrir inutilement, car à sa première maitresse (connue) je l'aurais viré.
  5. Le divorce  et la guerre !
  6. De jeter près de trente ans de ma vie.
  7. De ramer pour survivre.

Mais le passé est passé, on ne peut pas le refaire, et le futur n'existe pas puisque je vis au présent jour après jour.
Evidemment j'envisage l'avenir, je le vois bien plus serein mais je ne sais pas si ce sera vrai. Ce que je veux c'est que mes enfants soient heureux et épanouis, s'ils le sont je le serai aussi.



Je n'attends pas un autre homme, je ne le cherche même pas, mais maintenant je sais ce que je veux et surtout je sais ce que je ne veux pas ! Le jour où j'ai décidé de reprendre ma vie en main, je l'ai fait avec lucidité et je n'ai rien laissé au hasard, d'ailleurs je ne laisserai plus jamais rien au hasard et il me sera très difficile de confier de nouveau en un homme, même s'il prouve avoir les meilleures intentions à mon égard ce sera difficile de refaire confiance, de croire en l'amour ... Je ne suis pas amère, même pas frustrée, je suis tout à fait consciente de mes erreurs et elles m'ont fait grandir.

Il y a quelques temps mon connard-de-futur-ex-mari-menteur-manipulateur-traitre m'a dit que j'étais aigrie ... pauvre sombre idiot, un imbécile de taille, mais non seulement ce n'est pas vrai comme je préfère de loin ma place à la sienne, je n'ai jamais oublié d'où je venais, par conséquent je sais que je peux remonter la pente, d'ailleurs j'ai déjà bien gravi quelques marches du bonheur, en toute tranquillité, sereinement et calmement, parce que de mes erreurs j'ai tiré des leçons et lui n'a même pas encore compris à quel point il est dans l'erreur. Il n'a rien, il est hébergé chez sa maitresse et domicilié chez sa fille, même sa voiture n'est pas à son nom tellement il a peur de se la faire saisir ; son compte en banque est constamment à zéro parce qu'il planque ses quelques sous sur un compte au nom de sa fille, à cause du fisc et maintenant par peur que je fasse saisir son compte pour recevoir les pensions alimentaires qu'il me doit. Il hurle et trépigne, histoire de voir si je me laisse intimider mais il se fatiguera avant moi.

Un homme qui se moque de savoir si son fils a de quoi subvenir à ses besoins les plus élémentaires n'est pas un père ni un homme, c'est une larve, une crotte, ainsi que je lui ai dit : il n'a même pas assez de classe pour être une grosse merde, c'est une crotte de rat, un tocard !





" Il n'y a qu'un décolleté 
pour pousser un homme à rechercher 
la profondeur chez une femme."

Zsa Zsa Gabor

vendredi 6 juin 2014

Comment l'entourage prend la séparation ...

Pour la famille et les amis nous étions le couple modèle : THE couple ! En public tout se passait bien, nous ne nous disputions pas, nous faisions abstraction de nos ennuis (et il y en avait). Nous ne nous sommes jamais insultés, même pas en privé, et nos rapports étaient, aux yeux des autres, à la limite de la perfection. Je n'ai jamais aimé les éclats de voix et encore moins devant le monde, il était plutôt du genre réservé, sauf les moments où il faisait "son intelligent", j'ai toujours été très extrovertie, par conséquent personne ne se doutait de rien. Ceci d'autant plus que je n'ai jamais parlé de sa première infidélité (connue) et toute extrovertie que j'étais (que je suis et serai), il ne me serait jamais venu à l'esprit de régler nos problèmes alors que nous étions accompagnés, c'était à nous deux de les régler et dans l'intimité.

Lors de la séparation j'ai choisi de ne plus jamais me taire et ça il ne s'y attendait pas !

Quand j'ai eu la certitude de sa deuxième infidélité (connue) et que, cerise sur le gateau, il était l'amant de sa belle-soeur (mère de ses neveux, ex femme de son propre frère), j'ai tout de suite su que je voulais divorcer, je n'avais aucun doute, aucun besoin de période de réflexion. En foi de quoi j'ai appelé mon amie Myriam, parce qu'il fallait que je le dise à quelqu'un, quand je lui ai raconté elle m'a répondu "j'ai gelé sur place" ! Puis je lui ai dit qu'en fin de comptes tous mes soupçons étaient fondés, que je venais de me réveiller d'un long sommeil qui avait duré vingt sept ans et que j'allais passer à l'attaque, elle m'a répondu "tu as tout mon soutien, compte sur moi pour tout, c'est un porc, ne lui fais pas de cadeaux" ! Merci Myriam, tu n'as jamais failli en quoi que ce soit. Quand nous avons raccroché j'avais décidé de renaitre de mes cendres, c'est alors qu'est arrivée mon amie Romy ...

Romy savait ce que je vivais depuis quelques temps mais devant mon visage délabré elle a immédiatement pressenti qu'il était arrivé quelque chose de grave ... Je lui ai raconté et elle s'est calée dans le fauteuil qu'elle occupait mais de telle manière qu'elle semblait avoir été frappée à l'estomac ! Puis quelques mots (pas tendres) sont sortis tout naturellement de sa bouche, elle a traité l'infidèle de "porc, sale con, goujat, ingrat ..." et elle a regretté que je ne l'aie jamais trompé (moi aussi je regrette) ! Elle s'est également mise à ma disposition, m'a accordé son soutien et, franchement, ça faisait chaud au coeur.

Mon frère, en le sachant, avait des flammes dans les yeux et m'a donné son point de vue d'homme : "J'ai toujours su qu'il était pourri, je n'ai jamais voulu te le dire et tu ne m'aurais pas écouté, mais je suis heureux que tu te réveilles enfin, ce n'est pas trop tôt ! Tu as mon soutien total, fonce !"

Mes enfants m'ont immédiatement accordé leur soutien et ils ont toujours tenu parole !

Puis est arrivé le tour de mon amie Laure ! Celle-ci a un caractère très semblable au mien, habituée à lutter (elle n'a fait que ça toute sa vie), Laure transmet la force et ensemble nous sommes invincibles ! Après avoir traité l'infidèle de tous les noms, elle a pensé à la toute nouvelle pintade de l'infidèle et m'a dit :

- "Merde alors, c'est vrai qu'elle vient d'une famille de salopes mais je croyais qu'elle sortait du lot ... et bien non, elle est pire que toutes les salopes ! Coucher avec le frère du père de ses enfants c'est à la limite de l'inceste !"

- Je lui ai répondu : "En tant que salope et connard ils sont faits pour être ensemble et je vais revivre !"

Je me suis arrêté à ceux-ci, puis je suis passée à l'investigation... Passée la période de mon investigation et toutes preuves en main, j'ai cueilli l'infidèle et nous nous sommes séparés, il doit encore se demander comment j'ai su ...





Quinze jours plus tard un ami m'a appelée pour "nous" inviter à un barbecue, je lui ai fait part de notre séparation mais j'ai ajoutée que je viendrais seule avec plaisir, il était muet au bout du fil ... Quand il a repris ses esprits il m'a dit : "Il y a deux mois vous êtes venus à mon anniversaire et tout avait l'air d'aller bien, qu'est ce qui s'est passé ?", je lui ai répondu que nous en parlerions de vive voix ...
Le jour du barbecue, j'ai attendu que tous les amis arrivent, je n'avais pas envie de raconter l'histoire plusieurs fois, quand tout le monde fut arrivé j'ai pris la parole et j'ai raconté ... J'entendais des "oh" et des "ah", je voyais des yeux étonnés, des visages dépassés par les évènements, d'autres attristés ... à la fin la majorité de l'assemblée m'a demandé "Et toi, tu vais comment ?" eh bien, je vais très bien, merci ! Et puis Véra m'a dit "Ce n'est pas possible, ce n'est pas le Léo que je connais !" et moi de lui répondre : "Pourquoi tu le connais Léo, toi ? Parce que moi au bout de presque 30 ans je ne le connais pas !" et là elle est retombée sur ses pieds mais a ajouté "Tu vas lui pardonner et vous allez vous remettre ensemble" ! Hein ??? Même pas pour mourir !!!
Les autres lui sont tombés sur le paletot, lui disant qu'elle avait perdu la tête, que je ne pouvais pas pardonner une chose pareille, qu'il était allé trop loin ... J'ai éclaté de rire et je les ai calmés, tout en leur disant de ne pas se faire de souci, ma décision était prise mais sans tenir compte de l'opinion de quiconque, c'est moi qui ai choisi d'être libre et il était grand temps !!! Depuis Véra s'en est remise, elle a compris que l'agneau était un loup déguisé et elle va même jusqu'à dire qu'un "connard pareil mérite que je le mette à genoux" !


 Depuis les invitations pleuvent, tout le monde a fait tout ce qui était en son pouvoir pour me distraire, pour me soutenir, pour que je ne me sente pas seule ... à un tel point que parfois je décline certaines invitations, par besoin de repos !



Les mots de femme qui sont revenus le plus souvent :
"Ingrat, connard, porc, abruti, pervers, faux-cul"

Les mots d'homme qui sont revenus le plus souvent :
"Connard, ingrat, idiot, pervers"

Les phrases qui m'ont le plus marquée :
"Je n'aurais jamais fait ça à mon frère" - c'est un homme qui parle - j'en ai déduit que le fait qu'il l'ait fait à sa femme n'était pas grave, en somme ...
Encore un homme qui parle : "Ta belle-soeur a été salope aussi !" - Heureusement qu'il a ajouté "aussi", sinon j'en aurais déduit que le pauvre petit biquet aurait été violé ...
"Si je rencontrais Léo, je lui dirais qu'avec tout ce tu as fait pour lui, il devrait te laver les pieds chaque jour et boire l'eau ensuite" - phrase d'une femme.
Son plus vieil ami : "Tu en as trop fait pour lui, tu as été déterminante dans sa vie, sans toi il n'aurait jamais été personne. Ne regrette rien, vis ta vie et laisse-le dans son film, son réveil sera dur !"
Un de ses anciens copains : "Je me suis éloigné parce qu'à partir d'un certain moment j'ai compris qu'il naviguait en eaux troubles, j'avais bien compris que tu ne te doutais de rien et j'ai eu de la peine pour toi", et moi de lui répondre "Et tu ne m'as rien dit ?", sa réponse : "Non, tu ne m'aurais pas cru, tu l'aimais trop, ça se voyait et il le savait !", à mon corps défendant, il a raison !
Une amie de longue date : "Comment est ce possible ? Léo ? Le nounours ? Il a bien caché son jeu, quel pervers !"
Une autre amie : "Normal, c'est une nouvelle "chatte", peut importe si son frère y a planté trois gosses !"
Mon frère : "Charretier il était, charretier il restera et à vie !"

D'un avis général :
"Vis ta vie à toi, il est temps." - Laisse-le pourrir dans son coin." - "Sors et amuse-toi, il est temps que tu penses enfin à toi !".

Ce qui est revenu le plus souvent :
"Il n'y a pas assez de femmes sur terre ? Il fallait que ce soit sa belle-soeur ? Et si elle avait été encore mariée avec son frère, il aurait fait quoi, ce porc ?"
Ou bien : "Comment ? Sa belle-soeur ? Deux pervers pourris !"
Ou encore : "Quelle ingratitude, quelle perversité, un sacré connard, un vrai pourri !"

La phrase qui m'a le plus fait rire :
"Il couche avec la blondasse-grognasse !? Normal, sur le front de cette pétasse le mot "cul" est tatoué ! Attends-toi à le voir blond, au régime et en train de faire du sport !". Et j'ai éclaté de rire parce qu'en effet elle avait fait colorer les cheveux de son ex (le frère de son "présent"), elle le mettait constamment au régime et l'obligeait à faire du sport pour qu'il "ne devienne pas comme le gros Léo" ... comme quoi ...



"Ce n'est pas ce qu'il a, ni même ce qu'il fait, 
qui exprime directement la valeur d'un homme : 
c'est ce qu'il est."


Amiel