lundi 7 avril 2014

Le pervers manipulateur





"J’ai quitté un pervers manipulateur"


"... Il y a 3 ans, j’ai moi-même quitté un manipulateur pervers et tyrannique.

Que de souffrances morales. Chaque jour, un peu plus rabaissée, humiliée. Je devenais un objet dont il se servait pour se satisfaire mais qu’il ne connaissait plus sitôt le sexe assouvi.

Je repense à toutes ces années où, chaque jour, j’espérais qu’il serait le dernier tant le corps fait mal.
Je revois son visage fermé et glacial. Je me souviens ses silences prolongés et ses petites phrases assassines. "Ma pauvre fille, t'es tellement gentille que tout le monde profite de toi !" et quand je lui répondais "Toi le premier" il disait "Moi c'est différent, je suis ton mari."

Quand nous n’étions pas d’accord, il s’emportait. Quand nous étions d’accord, il s’emportait encore croyant que je me moquais de lui. Nous ne pouvions pas communiquer. J’étais trop cérébrale, je cherchais la dispute, le conflit disait-il, alors que lui ne voulait que mon bonheur.

J’étais la fautive bien sûr. A l’extérieur, les autres me regardaient avec un air envieux parce que je vivais avec l’homme idéal.

A plusieurs reprises, j’ai voulu quitter ce malade... Je pensais que c’était de ma faute si mon couple ne marchait pas.

Puis un jour, mon fils en larmes m’ a dit qu’il n’en pouvait plus de ce père qui le rabaissait sans cesse. Je me suis décidée à rester jusqu’à ses dix-huit ans.
Et enfin, je suis partie. Non sans mal, parce que monsieur ne supportait pas l’idée que je pouvais être heureuse sans lui. Il a alors tenté de m’étrangler pour que ma vie soit complètement rayée.

Aujourd’hui, je me reconstruis petit à petit. Je ne sais plus ce qu’est le désir, je n’ai plus confiance en les hommes. Mais je suis partie."


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En lisant ce témoignage je n'ai pas pu m'empêcher de penser que mon futur ex mari était aussi un pervers manipulateur. Il n'a jamais recouru aux coups mais sa cruauté mentale était mon quotidien et ça fait autant de mal que les coups même si ça ne laisse pas d'hématomes.

Je revois, moi aussi, le regard des autres quand ils nous voyaient ensemble, nous étions le couple modèle, le bonheur au quotidien, s'ils avaient pu savoir ...
Mes souffrances morales étaient cachées sous un savant maquillage et un sourire à toute épreuve. En public il était une homme galant et attentif, à la maison c'était un ours colérique à la bouche pincée. Je m'aperçois que j'ai encore beaucoup de mal à exprimer tout ce que j'ai vécu, toutes les larmes ravalées et celles qui coulaient dès que j'étais seule, les cauchemars qui me poursuivaient et sa froideur devant ma souffrance qui le faisait jubiler en fait. Quelques souvenirs en vrac ...

 Incapable de prendre une décision, pour ne pas se mouiller, il avait recours à moi et je n'avais pas le droit à l'erreur, mais après soit il ne suivait pas mes conseils soit il les durcissait et au bout du compte c'était toujours de ma faute, c'était moi qui avais décidé, il n'avait fait que mettre en application.
Quitter mon travail, que j'aimais, mettre fin à une carrière pour le suivre dans sa boite, montée grâce à mes diplômes et avec deux associés bidon.
J'étais enceinte de sept mois et j'étais supposée être en congé pré-natal, mais mon mari m'a appelée au secours parce que des huissiers avaient envahi le bureau, suite à des démêlés qu'il avait avec ses associés, je l'avais pourtant mis en garde. Les huissiers voulaient récupérer tous les véhicules et cartes grises, mais il était incapable de régler le problème ... C'est ainsi que j'ai trouvé un huissier installé à mon bureau, il avait des dents qui rayaient le parquet et a cru qu'il allait me bouffer toute crue, mais je l'ai prié de déguerpir de ma place et devant mon état de grâce il s'est plié à mon exigence, je me suis assise, j'ai pris le téléphone et j'ai appelé l'avocat de mon mari qui m'a indiqué la marche à suivre, ce que je fis séance tenante et l'huissier est reparti bredouille. Mon futur ex aurait pu faire la même chose que moi mais le manque de couilles était évident devant "l'autorité assermentée" ! Après le départ des huissiers, il a tempêté et m'a dit de rentrer !
C'est grâce à ce genre de choses que j'ai prématurément mis mon fils au monde, il m'a couverte de fleurs et de dossiers à traiter à la clinique, Ça voulait démontrer "voyez comme je suis gentil avec ma femme" mais ça voulait dire "bosse ma vieille, faut bien que tu règles les problèmes que j'ai créés si tu veux continuer à survivre" ! Et je survivais, je ne sais pas comment mais j'y arrivais.
Encore grâce à moi, il a pu se délivrer de ses deux associés mais, contre mon gré, il a offert 20 % de la société à son frère. Ce dernier était trop jeune, trop immature, il voulait bien jouer le patron mais juste pour ce qui allait dans son sens ... puis ça s'est corsé et le petit frère posait des questions auxquelles il ne répondait pas. C'est encore moi qui ai du remettre de l'ordre et, parce que le petit frère insultait mon mari, je l'ai giflé ! J'étais supposée être en congé post-natal mais j'étais au bureau et mon nouveau né dormait dans le parc à côté de ma table de travail. J'étais à cran, j'avais trois autres enfants à élever (les siens et la mienne), je travaillais comme une forcenée, j'avais les nerfs en pelote et patatras, mon sang n'a fait qu'un tour !
J'aurais affronté qui que ce soit qui fasse du mal à l'amour de ma vie ! Manipulée par un pervers, amoureuse donc aveuglée, c'était presque le syndrome de Stockholm ... j'ai dit "presque" !? Ledit syndrome serait toujours d'actualité ? Ah non, j'en suis délivrée !!!

Quelques années avant ça, j'avais gardé dans un petit coffre (avec secret et clef) une somme d'argent, assez coquette, appartenant à mes parents, quand j'ai voulu prendre l'argent pour leur donner, j'ai trouvé le coffre vide ! Il n'y avait que lui et moi qui possédions le secret et la clef du petit coffre, ça ne pouvait être que lui ... Je lui ai demandé et les yeux pleins de miel et de larmes il m'a avoué avoir pris l'argent pour payer la pension alimentaire de ses enfants (qui vivaient encore avec leur mère), parce qu'il n'était pas en mesure de le faire autrement. J'ai pris l'argent sur mon compte et je l'ai donné à mes parents, lui ne m'a jamais remboursé, ce qui était à moi était à lui !
Le plus beau de l'histoire c'est qu'il n'a jamais payé de pensions alimentaires à sa première femme et qu'il a été condamné pour cela en correctionnelle, six mois de prison avec sursis et trois ans de mise à l'épreuve plus la dette à payer ... Il m'a toujours soutenu qu'il avait payé en liquide et sans demander de reçus, je l'ai cru.
Puis son n'a plus voulu des enfants, alors nous les avons pris (7 et 4 ans) et je leur ai donné autant d'amour qu'à mes propres enfants, parfois même plus d'attention, ses enfants étaient "traumatisés, eux" ! Ma fille non, elle n'avait pas le droit d'être traumatisée d'avoir perdu son grand frère, son père et d'être obligée de partager sa mère avec deux autres enfants !

Après la découverte de sa première infidélité (connue) j'ai perdu sept kilogrammes en quinze jours, au point qu'une jour j'ai voulu mettre un tailleur et la jupe m'est tombée sur les pieds, il m'a dit : "et tout ça grâce à moi" !
De la même manière qu'il me disait "tu peux croire ce que tu veux mais je n'ai qu'à claquer des doigts pour qu'elle revienne"alors que sa gueuse me harcelait !
Il a voulu que j'enlève la plainte contre le fils de sa gueuse alors qu'il m'avait agressée ...
Comment ai-je pu pardonner qu'il ait caché sa maitresse chez la fiancée de son fils quand le pot aux roses a été découvert ?

Une autre fois j'ai découvert que sa fille avait prêté sa voiture à son copain sans nous en informer, il lui a crié dessus jusqu'à ce qu'elle pleure et quinze jours plus tard il m'a dit en rigolant "je savais qu'elle lui avait prêté sa voiture, elle me l'avait demandé" ... Non seulement il me manipulait mais il faisait en sorte que ses enfants le fassent aussi. 

Il mettait autant de hargne à défendre ses propres enfants qu'à accuser ma fille de tout et de rien ... et il a récidivé avec NOTRE fils, comme si le fait qu'il vienne de mon ventre le rendait inférieur à ses deux ainés.

Avec autrui il était le roi de la gentillesse et de l'entraide, tout le monde l'adorait ... y compris moi ! Eh bien "autrui" est tombé de très haut en apprenant la vérité.

Des histoires de ce genre j'en ai à la pelle, 27 années durant et je n'ai rien vu, je n'arrivais pas à me libérer de son emprise, j'ai tout fait pour nous en sortir tout en le défendant alors qu'il était le seul coupable, je disais "c'est la faute à pas de chance" !

Moi aussi j'étais "trop cérébrale", trop "attachée à des choses qui n'avaient pas d'importance" ... J'ai été la victime de plusieurs maladies qui, selon les médecins, étaient dues au stress, il y a quatorze ans j'ai appris que j'avais la maladie de Basedow, tout mon corps a changé et mon visage aussi, suite à une exophtalmie j'ai du subir deux interventions chirurgicales des yeux, pour retrouver un semblant de moi-même ; cette maladie m'a été provoquée par un choc émotionnel qui fut lui-même provoqué par ce que je vivais déjà, je l'ai mise sur le compte d'avoir perdu mes parents pour ne pas dénoncer la vraie raison, je la connaissais pourtant mais je l'ai déguisée, pour qu'il n'en sorte pas amoindri et sa fille non plus, idiote que j'étais ! Faut-il que l'instinct de survie ait été plus fort que tout le reste pour que je sois encore vivante !? Faut-il que je l'aie aimé pour ne pas m'apercevoir de la réalité qui était pourtant criante !? Pervers et manipulateur, oui ! Imbu de lui même comme tous les pervers, sûr de ses (mauvais) actes comme tous les manipulateurs, méchant comme tous les pervers manipulateurs, mais juste en privé.

C'est quand mon fils a crié STOP que je me suis aperçue du temps que j'avais perdu. C'est quand je me suis aperçue, enfin, qu'il faisait à NOTRE fils la même chose qu'il avait fait subir à ma fille que j'ai dit STOP. C'est aussi peu de temps après que j'ai appris sa deuxième liaison (connue) et en plus de "stop" je me suis dit "quel empaqueté" !!!

Mais je suis vivante, je me reconstruis et je vis bien, chichement mais bien ! Sans cris, sans fausses accusations, sans mauvaise foi, sans peur et sans crainte d'aucune sorte, enfin en paix !



Il a pourtant tout essayé depuis notre séparation mais je continuerai d'aller de l'avant et c'est ce que j'aurais toujours du faire !



"Les hommes sont toujours sincères. 
Ils changent de sincérité, voilà tout."
Tristan Bernard

Jamais une citation ne m'a semblée plus vraie !


vendredi 4 avril 2014

La meilleure vengeance

Souvent les femmes trompées veulent de venger d'avoir été trahies, elles cherchent la manière, le moment, l'endroit ... Elles hésitent et se demandent : "je me venge de lui ou je me venge d'elle ?" ... Je ne sais pas pourquoi mais la femme trahie veut plus souvent se venger de la maitresse que de son infidèle, pourquoi ? Il ne faut pas croire que le monsieur a été violé, parce que non seulement il est toujours consentant mais, de plus, dans 90% des cas c'est lui qui cherche ailleurs hein !!! Et puis c'est lui qui est infidèle, pas la maitresse ! Oui d'accord, la maitresse connaissait l'existence de l'épouse mais elle s'en fichait. Oui d'accord, quand ça part en vrille la maitresse tient absolument à tout raconter à l'épouse, il ne faut pas l'écouter, JAMAIS et en aucun cas. J'ai fait cette bêtise la première fois et pendant des années ses mots me tambourinaient le cerveau ; peut-être qu'elle en a rajouté ou peut-être pas mais je l'ai entendu et ça m'a fait mal ... à la deuxième infidélité (connue) je savais que je refuserais tout contact mais la pintade ne l'a jamais cherché non plus, brave bête la sirène de mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" !!!


 Pourquoi chercher autant ? Pourquoi accorder autant de temps à un fait consommé, puisqu'on ne peut rien contre le passé ? Pourquoi se torturer le cerveau et/ou s'avilir ?  Les vilains ce sont eux et il existe une chose super  simple à faire ! Tout à fait naturelle, cette chose ne prend que quelques minutes et du sang froid, elle permet de ne pas avoir à se remémorer ce qu'ils faisaient pendant que nous, femmes trompées, faisions de notre mieux ... Il faut renoncer au déni et revenir franchement sur terre, car le motif ce sont eux, les amants, qui me l'ont donné !!!

En lisant quelques uns de leurs échanges de textos, je me suis vite aperçue qu'en plus de cochonne elle était maligne, mais maligne ne veut pas dire intelligente ... C'est d'ailleurs pour ça que son ex mari (le frère de mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre") l'avait embrouillée de belle manière aux fins de la tromper aussi, eh oui elle savait ce que ça faisait mais elle s'en fichait ! Leurs échanges étaient ce qui se fait de mieux en matière "d'allumage de la chaudière" mais il arrivait qu'il y ait un peu de romantisme.
Entre les "bonjour mon amour" les "bonjour ma sirène" voire "bonjour ma petite marmotte, je t'aime mon petit coeur" il y avait aussi les appels au secours de la sirène (devenue marmotte) qui disaient "petite marmotte chercher marmoto pour lui réchauffer sa petite chatte, hihihi" et le "marmoto" répondait "je sais bien, mon amour, je réchaufferais volontiers ta petite chatte et même ton petit cul mais là je bosse, t'inquiète je garde au chaud". Un peu plus loin la marmotte s'inquiétait du retour du "marmoto" car il neigeait et ça glissait et le "marmoto" de lui répondre : "tu aimes dans ça glisse ... dans le creux de tes reins" et la marmotte "oui oui ouiiiiiiii" ... Ça c'était du piment ! 
Puis il y avait les courses qu'elle lui demandait de faire, et qu'il faisait avec l'argent du ménage, ce n'était pas pour le prix des biscottes, du coca, du jus de fruits, ou des dosettes pour sa cafetière électrique .. c'était pour le fait qu'ils agissaient comme s'ils étaient seuls au monde et pour celui que mon fils et moi nous serrions la ceinture pour qu'il donne à sa maitresse ! 
C'étaient les cadeaux qu'il lui faisait comme si elle était déjà sa compagne ... c'étaient les chouquettes qu'il lui apportait pour le petit déjeuner en regrettant de ne pas pouvoir lui donner plus et elle répondait "ton amour me suffit".


C'est pas beau l'amour !!!??? 



Je n'ai même pas eu besoin de me baisser pour prendre des sms de ce genre ... Déjà un vrai petit couple, mais les couples partagent d'autres choses, il n'y a pas que la baise, les chouquettes et les courses faites si gentiment par le gueux pour sa gueuse ... Naaaaan !!! Mon fils et moi nous serrions la ceinture et mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" faisait les courses pour sa belle-soeur, devenue sa sirène, sa marmotte, son petit coeur, son amour ... Je pataugeais dans les problèmes et  mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" n'arrêtait pas de rigoler et de s'envoyer en l'air ... Mon fils avait été obligé d'arrêter ses études par manque d'argent, et mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" dépensait sans compter avec sa belle-soeur, devenue sa sirène, sa marmotte, son petit coeur, son amour ... Parce qu'il lui en a acheté des choses, il ne s'est pas arrêté aux chouquettes et aux courses, ce pervers !!!






 Il allait sentir passer sa Chouquette et leurs Secrets Magiques !!!

C'est en pensant à tout ce qui précède que j'ai mis au point la meilleure vengeance qui soit. Puisqu'ils étaient si bien ensemble, que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, qu'ils s'aimaient pour toujours, avec ou sans chouquettes, eh bien j'allais leur montrer de quoi j'étais capable ... C'est ainsi que j'ai eu le bonheur de mettre mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" entre le marteau et l'enclume...


Parce qu'il faut battre le fer pendant qu'il est chaud !

La veille de notre anniversaire de mariage, j'aurais voulu attendre le jour exact mais je n'ai pas pu, calmement je l'ai fait asseoir et je lui ai dit que je savais tout, sereinement je lui ai fait part de quelques découvertes les concernant (mais pas toutes), tranquillement je lui ai indiqué que je voulais le divorce ... Évidemment il a voulu se la jouer ironique et, évidemment, je n'ai pas marché dans son jeu. C'est ainsi qu'en une demie-heure j'ai mis fin à 27 ans de vie commune et que mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" s'est vu obligé d'aller vivre chez sa "sirène" et ÇA C'EST DE LA VENGEANCE  la meilleure vengeance !!!

Eh oui, parce que c'est beaucoup moins drôle sans le piment du fruit défendu, c'est beaucoup moins distrayant si on n'a pas le choix, bien moins joyeux avec les factures à payer ... et puis c'était au tour de la "sirène" de se taper les énormes chemises à repasser, les chaussettes à plier, les slips à laver ... il ne suffisait plus de se déshabiller, il fallait aussi faire tourner la machine et l'huile de coude pour le fer à repasser et le pliage. Allez y les tourtereaux, faites les courses, le ménage, les repas ... occupez vous de vos problèmes et foutez-moi la paix !

Que du bonheur vous dis-je !!!


Je ne crois pas qu'il aient pensé que ça pouvait se faire si vite, j'ai adoré leur couper l'herbe sous le pied, rien que d'imaginer la bombe qui n'allait pas tarder à éclater dans la famille de  mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" j'étais comme un enfant devant un sapin de noël au matin du 25 décembre !!!

Les amants croyaient être les seuls à connaitre leur condition, entre les sms de départ, où il se plaignait de tout et où elle le consolait, et le passage à l'acte, ils ont du en avoir des jouissances ... Puis était venu le temps de l'amour caché, celui pendant lequel elle ne trompait personne mais où il me trompait moi. Ont-ils seulement réfléchi à leur situation totalement inconfortable ou ont-ils vécu un jour après l'autre, ce que je pense sincèrement car mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" a toujours été le roi des "on verra" ! Je suppose qu'ils ont du parler de leur future vie commune, ce qui poussait l'amant à tant plaire à ses enfants à elle, à tout faire pour eux, il était devenu super-tonton. Je ne sais pas, je ne le saurais jamais et je m'en fiche, quel plan ils ont pu mettre au point ... ou s'ils n'avaient pas, encore, de plan précis. Mais je suis certaine qu'ils n'avaient pas pensé à ce qui était en train de leur arriver et, pour une fois, c'était moi qui menais la danse !


OLÉ !!!

Le lendemain matin j'ai appelé le frère de mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" pour lui annoncer son départ,  à la question "c'est qui ?" je me suis fait un réel plaisir de répondre à mon beau frère "ton ex femme, la mère de tes enfants !", il en est resté muet puis, incrédule, il m'a demandé "tu en es sûre?" mais oui mon grand, j'en suis sûre ! Une demie-heure après mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" me téléphonait pour m'engueuler en criant "ça y est, tu commences la bagarre ?" et, calmement, je lui ai répondu "quelle bagarre ? Je dis la vérité, comme toujours, et toi tu n'assumes pas, comme d'habitude !" et j'ai raccroché parce que j'avais une autre personne à informer ... Mon beau-père ! 

Démerdez-vous avec la famille, estimez-vous heureux que je n'aie pas balancé toutes les affaires personnelles de ce connard par la fenêtre, vous avez bien profité de la situation, vous vous êtes amusés, vous avez vécu une histoire idyllique en vous payant ma tête, vous avez bien chanté "laisse-moi l'aimeeeeeeeeer ..." et bien maintenant dansez !!! Affrontez la réalité, assumez, je me considère vengée !!! 

Et oui, mon futur ex époux, il ne fallait pas sous-estimer mon intelligence et encore moins l'insulter ! Je suis simplement curieuse de voir si, vraiment, ton amour lui suffit ou si quand elle aura vent des casseroles que tu traines derrière toi cet amour se mettra en berne ! Quoi qu'il en soit ...





"Le jour où on mettra les cons sur orbite, 
t'as pas fini de tourner !"

Michel Audiard

mercredi 2 avril 2014

Le sens du devoir, plus jamais !

"Le sens du devoir" est un défaut que j'ai toujours eu ! Oui c'est un défaut ! Un défaut inculqué par mes parents au nom de la sacro-sainte éducation judéo-chretienne, il y en a qui respectent "la chose" et d'autres qui s'en fichent, moi je l'ai respectée et si c'était à refaire je m'abstiendrais !

C'est à cause du sens du devoir que je suis passée directement de l'enfance à l'âge adulte. Ma famille et moi sommes arrivés en France sans parler le français, la seule qui savait aligner quelques mots, grâce aux cours de lycée, c'était moi, très vite j'ai été scolarisée et en un mois je parlais couramment. Pour cette raison j'ai commencé très vite à remplir les fastidieux papiers des diverses administrations, concernant mes parents, pour tout ce qui était carte de séjour, carte de travail, sécurité sociale etc ... Dans ma communauté les enfants étaient rarement scolarisés, on les mettait au boulot sans leur demander leur avis, comme tout le monde vivait ensemble, très peu parlaient français, c'est comme ça que du haut de mes 13 ans j'ai commencé à remplir les papiers de toute la communauté de mon quartier, puis à accompagner tous ces gens chez le médecin, dans les administrations, faire les courses, leur montrer le chemin de leur travail en transports en commun ... Parfois je râlais et mon père me disait "l'entraide est cruciale, aujourd'hui ce sont eux et demain ce sera toi pour autre chose".
Toujours est il que je n'avais pas le temps de m'amuser ou de vivre comme les adolescentes de mon âge, j'avais bien trop de préoccupations.

Quand j'ai rencontré mon premier mari, j'ai appris qu'il avait deux enfants, une fille qui vivait avec sa mère et un petit garçon. Le petit garçon de deux ans était placé chez une nourrice de la DASS, suite à l'abandon de celui-ci par sa mère. Il m'a raconté qu'il avait quitté la maman (son ex femme) quand le petit avait quatre mois, que son ex avait abandonné les deux enfants chez une nourrice et qu'elle n'avait plus donné de nouvelles, en foi de quoi la nourrice avait participé la situation à la DASS qui, à son tour, a remis les enfants à une nourrice agréé par ledit organisme. Puis son ex femme avait fait de la prison, à cause de mauvaises fréquentations, et en sortant elle avait récupéré la petite fille mais pas le petit garçon.
Le monsieur a fini par avoir la garde du petit, parce qu'il vivait avec moi et que je pouvais m'en occuper, et l'enfant est venu  habiter avec nous ... J'ai tout de suite aimé cet enfant, il était fragile e perturbé mais c'était un amour. Je peux même parler de "coup de foudre" mutuel, nous nous sommes aimés au premier regard ♥


C'est par amour que j'ai accepté de l'élever, c'est à cause du sens du devoir que j'ai accepté d'épouser son père. Avant le mariage j'ai voulu  quitter le monsieur et mon père m'a dit "tu as assumé un enfant, maintenant tu vas jusqu'au bout parce que tu es sa seule mère", alors j'ai épousé le monsieur et ça s'est corsé de plus belle. Il avait passé la période pendant laquelle il m'exhibait comme un trophée (il avait 12 ans de plus que moi), après le mariage il donnait l'impression de m'avoir achetée et moi j'ai toujours eu un problème avec l'autorité d'autrui, le sens du devoir d'accord, mais décider à ma place : NON !!!

Plusieurs problèmes se sont posés mais nous avons eu une fille, ma fille mon amour, ma poupée, ma splendeur, mon mini-moi !


Pour tout ce qui touche à mes enfants, je n'ai aucun sens du devoir, j'ai de l'amour et je peux tout faire pour eux ... et ils me le rendent bien et fort ♥

Revenons à monsieur mon premier mari ... Il était haut en couleurs, bosseur acharné mais magouilleurs aussi, magouilleur et pas malin. C'est pour cette raison que le contrôle fiscal qu'il a subi a été une horreur, surtout pour moi qui ignorais complètements les choses qu'il avait faites, les biens qu'il avait acheté sans m'en parler, et pour cause, j'avais exigé une séparation de biens pour me marier avec lui et bien m'en a pris !!! Son redressement fiscal perso se montait à 100 000 francs et celui de l'entreprise, dans laquelle fort heureusement je n'avais pas de parts, était de 400 000 francs ! J'ajoute que j'ai découvert au moment du contrôle fiscal que l'appartement qu'il possédait, dans un quartier très chic, était habité par une, soit disant locataire, qui avait le même prénom que ma fille ... ça m'a étonnée, forcément, mais quand j'ai appris qu'elle habitait cet appartement depuis quatre ans alors que ma fille avait un an, ça a fait tilt ! Si ma fille c'était appelée Denise ou Françoise il aurait pu s'agir d'une coïncidence, mais ma fille portait un prénom choisi par son père et très original et j'ai tout de suite compris que c'était trop flagrant pour que ce soit innocent ... j'ai fouillé et, bien évidemment, j'ai trouvé. Cet énergumène avait donné à NOTRE FILLE le prénom de SA MAITRESSE !!!

Pendant ce temps là, le monsieur se montait des châteaux en Espagne et, de son propre chef, a décidé que le fiston resterait en pension aux bons soins d'un couple d'amis, que mes parents vendraient leur patrimoine pour ouvrir un supermarché dans le sud de mon pays, pendant que lui s'installerait dans son pays à lui, hors de France, bien sûr !
Sens du devoir ou pas, je me refusais à fuire comme une criminelle alors que je n'avais rien fait de mal, moi !!!
En apprenant ses projets j'ai aussi découvert la maitresse ... alors j'ai mis ses plans à l'eau, je lui ai signifié que non seulement mes parents de vendraient rien du tout, que je ne m'exilerais nulle part pour son bon plaisir mais que, de plus, je voulais le divorce, par consentement mutuel si possible, le sens du devoir c'est bien gentil mais j'en avais ras les bigoudis, nan mého !!!
Il m'a répondu tout de go que je "ne me débarrasserais jamais de lui" (sont tous pareils les mecs), je lui ai rétorqué que si pour se marier il fallait être deux à le vouloir, pour rester mariés aussi, et vlan ! Je lui ai dit de bien réfléchir et pour ce faire il a fermé l'entreprise et a cessé de travailler, ajoutant ainsi à son tableau un côté "mac" que je ne lui connaissais pas ... mon sens du devoir me poussait à faire en sorte que rien ne manque à mes enfants, je travaillais et j'avais un bon salaire, mais bosser pour un mec ça n'a jamais été ma tasse de thé. Travailler et mettre les bouchées doubles pour subvenir aux besoins d' un époux qui aurait été dans l'incapacité de le faire, c'était une chose, mais bosser pour un "connard-de-menteur-magouilleur-traitre", même pas pour mourir ! Parallèlement, le monsieur était devenu violent, m'insultant, me menaçant (une fois avec un couteau à cran d'arrêt), j'ai fini par lui jeter un objet qui lui a ouvert la tête, après il s'est calmé.
J'ai demandé le divorce, tout en priant pour qu'il me laisse son fils, qui était devenu le mien dans mon coeur (je l'ai élevé de ses 2 à ses 12 ans), j'aimais cet enfant comme s'il était mien mais je n'en pouvais plus, c'était devenu dangereux pour moi et, par-dessus tout, je craignais qu'il ne me prenne les enfants, mes enfants, et les emmène loin de moi !
J'ai obtenu la garde de ma fille sans, aucun mal, et j'ai même obtenu qu'il soit interdit de la sortir du territoire français sans mon autorisation, mais pour le petit je n'ai rien obtenu du tout, je n'étais pas sa mère, je n'avais fait que l'aimer et l'élever pendant neuf années ... Le monsieur "connard-de-menteur-magouilleur-traitre", m'a laissé son fils pendant toute la procédure de divorce et en a profité pour organiser sa fuite ... Quand nous avons été divorcés, il m'a enlevé l'enfant pour le placer en internat et j'en ai souffert à un point inimaginable. Je n'avais ni le droit de le voir, ni celui de lui parler, je ne pouvais pas lui écrire non plus ...

Qu'est ce qui peut passer dans  la tête d'un homme pour qu'il abandonne son fils  deux fois ? La première en quittant la mère de l'enfant et la deuxième en enlevant l'enfant à la seule mère qu'il n'ait jamais eue ??? Le "sens du devoir" il n'a jamais su ce que c'était, celui-la !!!

J'en ai souffert et pleuré et, je l'ai appris bien des années plus tard, le petit garçon aussi. Une chose est sûre, le jour où il a pu s'échapper j'ai été la première personne qu'il a voulu voir ... Bien des années plus tard, marié et père à son tour, c'est vers moi qu'il est venu ... oui c'était de l'amour filial, je n'en n'ai jamais douté et je n'en douterai jamais ♥

Toujours est il que je me suis jurée que le "sens du devoir" j'allais le jeter par-dessus les moulins, maintenant c'était "ma gueule" d'abord ! Mais j'ai replongé et j'ai même failli me noyer.




"C'est long à élever un père !"
Stone

mardi 1 avril 2014

Ce que veulent les hommes infidèles

Ce que veulent les hommes infidèles  ? Ça dépend des infidèles, car il en existe au moins cinq sortes, je m'explique :

Il existe l'homme infidèle qui ne veut abdiquer de rien, il veut garder foyer, sa femme et ses enfants ... la maitresse c'est un "plus" dans leur petite vie. Cet infidèle gère très bien sa double vie, rien ne l'arrête, rien ne l'impressionne, le leitmotiv est souvent "tant que ma femme ne sait pas, elle n'en souffre pas" et par moments il doit penser "et si elle découvre, elle pardonnera et ça lui passera". C'est ainsi que, bien souvent, d'infidèle regrette plus de se faire prendre (ce qui n'arrive pas souvent) que d'avoir trompé. Quoi qu'il en soit, il recommencera encore et encore, il y a des femmes qui un jour arrêtent de pardonner et d'autres jamais, ces dernières sont totalement cuites ! Et idem pour leurs maitresses ! Celui-la s'auto-intitule "le plus fort" !

Puis il y a l'infidèle occasionnel, celui qui va fauter un jour, ou un soir, sans aucune raison apparente ... juste pour le plaisir. Il s'emmêlera dans les draps avec une dame qu'il ne reverra jamais, se jurera ne pas recommencer ... jusqu'à la prochaine fois ! Si un jour il est découvert, jamais sa femme ne pourra remonter dans le temps et il n'aura fauté qu'un jour ou un soir, il demande pardon, il met ça sur le compte du verre de trop un soir de virée avec les copains, ou bien sur le dos de la dame qui s'est jetée sur lui et, bien sûr, "il n'avait rien vu venir" ou encore parce que ce soir là il "s'était pris la tête avec son aimée mais il regrette" et son aimée pardonne. Là il se calme pendant quelques semaines, voire quelques mois, et  dès que l'attention de son aimée se relâche il remet le couvert ! Celui-la est de tous le plus malin !

Il existe aussi l'infidèle "empaqueté", goujat par vocation, sale con des pieds à la tête ; celui qui trompe aux yeux et à la barbe de tout le monde, se fiche des dégâts causés, prend sa femme pour une sous-merde et sera tout étonné le jour où il se fera virer ou pire, aux yeux de l'infidèle, sa femme prend un amant ! Celui-là il casse tout, il traite son épouse de tous les noms car SEUL LUI A LE DROIT  de tromper, qu'on se le dise !!! Je ne vois qu'un surnom pour ce genre "suce et ferme-la" !

Puis il existe l'infidèle pas "futefute" qui se prend pour ce qu'il n'est pas, totalement dépourvu de caractère et c'est pour cette raison qu'il a besoin d'un égo bien doré, et ceci à 100%, 24/24 heures ! Celui-là va s'intéresser à ce qu'il a sous la main mais SURTOUT à ce qui ne le dépasse pas côté intelligence, sinon c'est pas drôle. Comme il n'est pas très malin, il sème les preuves et une fois pris sur le fait il est tout honteux (mon oeil) et demande pardon tout en jurant qu'il ne recommencera pas (en croisant les doigts pour conjurer le sort), car il sait bien que sa pintade ne règlera pas tous les problèmes qu'il crée aussi bien que sa femme. C'est le sauteur de gueuses !
Il saute la gueuse mais il s'en sort mal, l'épouse ne pardonne qu'une fois, la seconde étant une fois de trop il dégage et, hop, il finit chez la gueuse, tel est pris qui croyait prendre.

Pour terminer il y a l'infidèle amoureux ! Celui-ci n'est pas heureux avec sa femme mais il ne fait rien, de temps en temps il joue à l'infidèle occasionnel et le tour est joué, pourvu qu'il ait du sexe. Un jour il tombe vraiment amoureux d'une autre femme et là il lâche tout, le foyer, la femme, les enfants, le chien, le chat, le canari ... tout !!! Il ne veut que celle qu'il aime et pour ça il est prêt à prendre tous les torts sur son dos, pourvu qu'il soit heureux avec l'élue de son coeur !!!
Un homme vraiment amoureux est vraiment prêt à tout et part sans crier gare.

Eh oui, les hommes infidèles veulent tout ...






Le beurre, l'argent du beurre ...





La fermière et le tracteur !!!





Attention : Un "amoureux" sur trois peut parfaitement se transformer en un "sauteur de gueuses".
En effet, "l'amoureux" est beau parleur et au départ il est sincère, mais il apporte souvent avec lui tout un tas de problèmes, quelques uns sont incapables de régler lesdits problèmes et l'amoureuse se fera un plaisir de le faire pour lui ... Puis un jour il se dit "pourquoi c'est elle qui décide de tout ?" au lieu de se dire que pendant des années ça l'a bien arrangé, il préfère penser qu'il n'est "que le mari" de la dame, au lieu d'assumer qu'il n'a aucune personnalité, il préfère décider de mener sa vie à sa guise ... il devient donc méchant, puisque de mauvaise foi, et se trouve une gueuse qu'il écrasera de sa toute "nouvelle grandeur" !!!

Heureusement, ça n'arrive qu'un fois sur trois ...

 

Pas de bol, je suis tombé sur celui-la !


 Heureusement j'en suis sortie, donc ça va.


"Un mari, c'est le gars qui 
vous soutient dans tous les problèmes 
que vous n'auriez pas eus 
si vous ne l'aviez pas épousé."


Caroline Ammerlaan


lundi 31 mars 2014

Ce que croient les maitresses ...

Ce que croient les maitresses ... amoureuses !


Je plains sincèrement les maitresses  amoureuses, c'est vrai, elles ne savent pas ce qui les attend et c'est inutile de le leur dire, leur déni est aussi immense que celui de certaines épouses. Des exemples ? Pas de problème !

L'histoire de Carole 


Carole était une jeune fille de 21 ans quand elle a connu Philippe, il avait huit ans de plus qu'elle mais, peu importe, c'était lui ! Ils filaient le parfait amour depuis six mois quant Philippe lui annonça, les yeux pleins de larmes, qu'il avait été "fiancé de force à une jeune fille" et ceci pour sauver ses parents de la ruine, on était alors à l'aube des années 80 et plus personne ne ce fiançait pour cette raison mais Carole y a cru. Puis il lui a dit qu'il ne pouvait pas épouser l'autre jeune fille et que, quitte à être renié par les siens, il allait rompre, et Carole y a cru ! Mais deux mois plus tard Philippe lui annonça que "sa fiancée était enceinte", il était donc "OBLIGÉ de l'épouser" ! Dès la naissance de l'enfant "il demanderait le divorce" et ils pourraient enfin être heureux ... Et Carole a tout gobé !!! Ceci bien que le beau Philippe n'aime pas sa fiancée, qu'il ait été forcé et qu'il ait annoncé la rupture à Carole ... Cette dernière a bu ses paroles et l'a gaiement raconté à ses parents ! Evidemment parents de Carole se sont insurgés mais rien n'y a fait. Evidemment Philippe s'est marié, l'enfant et né et il ne divorçait toujours pas mais rien n'y faisait, Carole ne voulait rien entendre, elle ne croyait que Philippe et mettait sa vie entre parenthèses parce que sa vie se limitait  à Philippe !

Évidemment la femme de Philippe l'a découvert et ce ne fut pas simple mais même ça n'a eu aucune emprise sur Carole. Ses parents étaient désespérés et malheureux pour leur fille mais les années passaient et ... rien n'y faisait !

Au bout de huit ans la situation était toujours la même ... c'est alors que Carole a fait la connaissance d'un autre homme, Grégoire, sans savoir pourquoi ni comment, la lumière a jailli dans l'esprit de Carole et huit jours après elle a mis fin à sa relation avec Philippe ; il va sans dire que ce fut la stupéfaction générale, que Philippe ne l'entendait pas de cette manière, mais alors pas du tout, tout d'un coup il s'est mis à la poursuivre et surtout à la harceler, une jour il a même essayé de l'étrangler mais c'était en pleine rue et les passants ont aidé Carole et mis Philippe hors d'état de nuire. Il a fallu en arriver là pour que Philippe comprenne que sa proie lui avait définitivement échappé.

Puis Carole a épousé Grégoire et ils ont eu un enfant ... Philippe était devenu un lointain et triste souvenir. Deux ans plus tard elle apprenait que Grégoire avait une maîtresse, elle ne l'a pas supporté et l'a mis dehors. Ce fut au tour de Grégoire de la poursuivre et de la harceler, au point que Carole a du retourner vivre chez ses parents pour s'en protéger, elle avait alors 32 ans...

Aujourd'hui Carole a 61 ans et son fils en a 30, elle n'a pas eu d'autre enfant, elle ne s'est plus mariée, toutes ses relations se sont soldées par des échecs et elle a souvent été maitresse d' hommes mariés. Pourtant Carole était une jeune fille de bonnes familles, une parfaite femme d'intérieur, une fille joyeuse, sympathique, intelligente, généreuse, elle avait un métier dans lequel elle a fait une très belle carrière. Pourquoi elle n'a jamais appris la leçon ? Elle ne sait pas et je me garderai bien d'émettre une quelconque réponse, je sais seulement que quand elle rencontrait un homme,  elle donnait tout, elle s'investissait totalement, elle croyait tout sur parole, tout le monde avait tort, seul l'homme de sa vie était sincère. Carole a l'allure d'une vieille femme, alors qu'elle ne l'est pas, elle a perdu toute joie de vivre, son seul bonheur c'est son fils et elle n'attend rien d'autre de la vie !

Comment une femme douée, belle, intelligente, ne dépendant financièrement de personne, peut vivre par intérim ?  Je ne me l'expliquerai jamais ! Je sais seulement qu'elle disait souvent "je sais qu'il est un peu brusque mais c'est de ma faute, il est comme ci ... mais c'est de ma faute, il est comme ça ... mais c'est de ma faute et je le changerai !" Eh oui !

Cette histoire est rigoureusement vraie, il s'agit de quelqu'un qui m'est proche, je n'ai changé que les prénoms et j'ai demandé l'autorisation de publier l'histoire du 20ème siècle qui n'est pas si vieux.


L'histoire de Marie


J'ai rencontré Marie sur un forum, elle était la maitresse d'un homme marié et venait chercher de l'aide pour son couple à la dérive ... La première fois que je l'ai lue, j'ai cru comprendre qu'elle avait un amant parce qu'elle disait avoir un problème dans son couple, mais très vite j'ai compris que quand elle écrivait "mon couple" elle voulait parler d'elle et de son amant marié, puisqu'elle vivait seule et n'avait jamais été mariée.

Marie avait 35 ans, un beau métier, son propre appartement. Elle a fait la connaissance de "l'homme de sa vie" sur son local de travail, ils s'entendaient bien une idylle vit le jour, il était marié, père de trois enfants et elle le savait. Évidemment il était malheureux avec sa femme qui ne le comprenait pas, évidemment il ne restait que pour ses enfants, évidemment il n'avait plus rien avec sa femme et EVIDEMMENT Marie a tout cru ! Rien de tout ça ne les empêchait de filer le parfait amour ni Henri de passer tous les week-ends avec Marie ... Et, bien entendu,  la femme d'Henri ne se rendait compte de rien, parce que la femme d'Henri ne s'intéressait qu'à ses enfants, elle n'était que "bonne mère et bonne ménagère", ah bon !?

Puis Marie, mise en confiance, commença à se dévoiler ... En fait "son homme parfait" était surtout un parfait goujat avec un immense penchant pour le proxénétisme ! Quand il ne pouvait pas payer le crédit de sa maison, Marie lui avançait l'argent, il voulait la toute dernière perceuse  visseuse mais "sa bonne femme bouffé tout le pognon" et Marie lui offrait, il devait payer son tiers provisionnel mais "l'aut'conne s'était acheté un sac à main" et Marie lui donnait l'argent.  En échange de quoi, Henri venait sauter Marie à l'heure du déjeuner, l'engueulait parce que la viande était trop cuite ou parce qu'elle avait oublié son ricard ... et cette idiote était aux anges, elle n'avait que des preuves de son amour et il fallait qu'il en finisse avec "l'autre folle" pour qu'ils soient enfin heureux et que "leur couple aille bien" car c'était "son officielle" qui posait problème, ben voyons !!!
Même les autres maitresses en étaient pantoises, que dire des épouses, dites "les officielles" !? Car, il va sans dire, que le bel Henri décrivait sa femme comme une vraie souillon, mégère le jour et poivrote tout le temps  !!!

Sur ledit forum il nous est arrivé de transgresser l'anonymat et d'échanger d'abord nos adresses mail puis nos numéros de portable, ce fut le cas de Marie avec laquelle je me suis entretenue de vive voix, nous nous sommes mêmes rencontrées. Je pensais qu'elle exagérait un peu ce qui se passait mais pas du tout, elle ne racontait que la stricte vérité sur son Henri ...  j'en suis restée bouche bée !!!

Un jour Marie a pris le taureau par les cornes et a décidé d'aller trouver "l'officielle", ce fut son tour de rester bouche bée !!! Tout à coup elle fut face à face avec une femme aussi charmante que soignée, les enfants jouaient dans le jardin de manière tout à fait normale. Mais Marie ne se démonta pas, elle prit son air sérieux et entreprit de dire à l'épouse de son amant qu'elle était un empêchement à son propre bonheur et que ce serait bien qu'elle ait la gentillesse de dégager la piste, c'est à ce moment là que la jeune femme charmante et soignée s'est décomposée, a attrapé Marie par le bras et l'a conduite fermement à la sortie, tout en lui disant entre dents qu'elle avait du bol que les enfants soient là, sinon elle l'aurait massacrée !!!
Evidemment Marie a décidé immédiatement que "l'officielle" était "violente", mais qu'elle "défendrait son couple bec et ongles" et bla bla bla bla bla ....

Je ne sais pas comment s'est vraiment terminé l'histoire du "couple" de Marie et Henri (qui se passait pourtant au 21ème siècle), tout ce que je peux dire c'est qu'au moment où j'ai quitté le forum, Henri "était toujours aussi parfait" et "leur couple" allait très bien ... ah l'amour !!!


  • Qu'est ce qui réunit ces deux maitresses ?
  • Qu'est ce qui a fait que ces deux femmes descendent si bas ? 
  • Pourquoi ces deux hommes ont autant profité d'elles ?
La réponse est simple :  L'amour et le déni !

Il y a combien de Caroles et de Maries, de Philippes ou d'Henris dans ce vaste monde ? 

Toutes les Caroles et les Maries de la terre pensent qu'elle peuvent changer l'homme qu'elles aiment.

Tous les Philippes et les Henris pensent que mentir est la meilleure solution.

Mais voilà, personne ne change personne, même par amour. Mentir est le pire que l'on puisse faire à ceux qui nous aiment mais c'est plus simple que de dire simplement : "je ne t'aime plus, il faut nous séparer". Plus simple oui mais seulement pour ceux qui mentent, parce que pour ceux à qui l'on ment c'est bien plus douloureux.

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Si j'avais un conseil à donner aux maitresses ce serait de ne pas croire tout ce que raconte l'amant, ce n'est pas parce qu'il est croque de sa maitresse qu'il lui dit toute la vérité, un infidèle est un menteur diplômé, tel  un drogué qui ment pour avoir de quoi s'acheter sa dose, l'infidèle mentira sans cesse pour tout et pour rien et la maitresse ne fera jamais exception !


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dimanche 30 mars 2014

Ma réflexion prend fin

Continuant sur ma réflexion ... L'espoir m'était revenu et il n'allait plus jamais me quitter, j'allais lutter bec et ongles, j'allais me surpasser, je me devais bien ça, aussi bien que je le devais à mes enfants et à la mémoire de mes parents et de tous mes ancêtres. C'est alors que j'ai regardé le ciel, il était immaculé de nuages, d'un bleu comme celui qui n'existe dans mon pays et le soleil brillait de mille feux en ce matin d'automne et je me suis sentie pousser des ailes.

Le lendemain les relevés bancaires sont arrivés et j'ai été obligée de constater l'étendue des dégâts. Dans un premier temps, mon époux avait pris des espèces avec sa carte de crédit, puis avec la mienne. Ensuite, il avait commencé à combler les plafonds des deux cartes en payant les mensualités à crédit, chaque plafond était de 5000€, il agissait par internet, en ce temps là le net était pour moi du chinois vert, donc c'était la preuve des neuf ! Il n'a arrêté ses conneries que quand les deux cartes sont arrivées à leur date limite, puis, et en plus de la dette de 10 000€, les intérêts se sont accumulés et je n'en n'ai jamais rien su, c'est dire s'il planquait bien ce genre de chose !!!

Pour la petite histoire, je n'ai retrouvé les lettres de relance de la banque que quand mon mari a quitté la maison, c'est à dire sept mois plus tard et sept ans après qu'il ait commencé son manège.

Rien de de penser à l'accumulation des intérêts, j'en étais malade mais je devais attendre et c'est ce que je faisais.

Ce fut ensuite mon anniversaire, loin de mes enfants pour la première fois, je l'ai passé avec mon frère et sa femme, ils m'ont invitée à déjeuner dans un restaurant dont la gastronomie était une partie de nous, la gastronomie de nos origines, ça m'a mis du baume au coeur et leur compagnie a été un cadeau du ciel. Côté banque : aucune nouvelle !

Encore quelques semaines et ce fut noël, le premier de ma vie loin de mes enfants, le premier de ma vie dans la maison où ma mère était née 84 ans auparavant mais ma mère dormait près de mon père pour l'éternité ... Dans une tristesse profonde j'ai refusé toutes les invitations qui m'ont été faites, je ne pouvais pas être avec des personnes, fussent elles ou non de ma famille, qui seraient avec leurs enfants  et j'ai passé la soirée seule face au téléviseur avec mon chat tout blanc qui ronronnait près du feu. Pour ne pas trop penser ou réfléchir, j'ai acheté des fruits secs et des fruits frais, ainsi qu'une bouteille de vin blanc ... à minuit j'ai pleuré et j'ai bu, j'ai fumé et j'ai pleuré et des nouvelles de mon mari : aucunes !!! Il m'avait simplement téléphoné dans l'après-midi, un appel dans le genre : "moi ça va et toi ça va ?Alors tout va bien !" A deux heures du matin je ne dormais toujours pas, j'ai pris deux somnifères et j'ai dormi jusqu'à 14 heures du 25 décembre !

Le 25 s'est passé, puis le 26 et il n'y a que le 27 que mon époux a songé à me téléphoner de nouveau, c'est dire si je lui manquais !!! Heureusement, mes enfants n'ont pas été avares d'appels, de sms, d'amour et de bisous, même au loin je sentais les liens qui nous liaient, ceux là, je le savais, étaient vrais et sincères !

Aux alentours du 29 décembre mon avocat interrogea son confrère, un contrat arriva mais je le refusais, parce qu'il ne faisait pas mention du montant total à payer.

Inévitablement mon réveillon du nouvel an fut semblable à celui de noël ... Pour le coup j'ai pris les somnifères à minuit, juste après avoir trinqué, seule avec moi, à la nouvelle année ! Je me suis fait la promesse qu'en cette année nouvelle, qui venait n'avait que quelques minutes, ça passait ou ça cassait et je penchais fortement pour la seconde option. Des nouvelles de mon époux ? Mais non, il était avec SA famille, famille dont ni mon fils faisait partie, bien qu'il fut aussi le sien, puisqu'il se laissa seul et sans sa copine et son meilleur ami, il aurait passé le réveillon de la même manière que moi. Alors des nouvelles de mon époux, pour quoi faire ??? Ma fille est allée réveillonner chez des amis, après m'avoir téléphoné à moi, elle a appelé son frère et lui a dit qu'elle rentrait chez elle, parce que de me savoir loin et seule lui enlevait toute envie de fêter quoi que ce soit.

Le 1er janvier de cette nouvelle année, je me suis réveillée à 13 heures, le soleil était à son zénith, que Dieu bénisse toujours mon pays ! Tout était fermé, tout le monde était occupé dans sa famille, mais le cimetière était ouvert, je m'y suis donc rendue pour dire à mes parents que j'allais mieux et que, à partir de ce jour, j'irais de mieux en mieux ! Je suis rentrée, j'ai fait chauffer un plat surgelé au micro-ondes, j'ai déjeuné, pris un café ... puis, mon chat sur mes genoux et devant les bûches qui flamboyaient dans la cheminée, j'ai décidé de sourire car je savais que cette année je reprendrais ma vie en main.

Il me fallut encore trois mois et demi pour savoir qui était, en fin de comptes, la maitresse de mon mari, celle dont je soupçonnais de plus en plus fortement l'existence mais que je ne pouvais pas prouver, tout d'un coup elle eut un nom et un visage, je m'y étais préparée mais j'avoue qu'entre l'existence présumée "d'une autre" et savoir enfin jusqu'à quel point mon mari avait sombré en prenant pour maitresse sa belle-soeur, la vache ça remue la petite cuillère ! cf. "Affreux, sales et méchants 1 et 2".

Côté avocat de la partie adverse : rien ! Mais ma réflexion avait pris fin, maintenant il me fallait des forces, de l'agilité et un peu d'hypocrisie pour passer à l'étape suivante : accumuler les preuves ! C'est pourquoi j'ai prévenu mon avocat que je rentrais en France, qu'il veuille bien m'indiquer dès que le montant de la dette était fixé et que le contrat serait prêt à signer, car j'avais réussi à avoir un octroi de délais de paiement.

Treize mois c'étaient passés depuis mon départ, treize mois pendant lesquels j'ai tout traversé seule, me sentant toujours horriblement abandonnée par mon mari. J'avais traversé des épreuves terribles, aussi bien physiquement que psychologiquement, des périodes de solitude et d'autres bien pires où je me sentais seule et où j'étais malade, je me rappelais ce malaise qui m'avait conduite à l'hôpital, un érythème psychosomatique  qui s'était emparé de tout mon corps et qui m'avait pris des semaines pour en venir à bout, mon corps qui gonflait sans que je sache pourquoi, les migraines qui me tenaient compagnie, les nuits sans dormir, une nourriture pas saine pour économiser ... oui, j'en étais arrivée là ! Et l'autre salaud qui se la coulait douce, qui avait pris ses aises pendant plus d'un an et qui sautait sa belle-soeur ! Mais, une fois de plus, j'allais être obligé de mener une bataille, cette fois-ci pour ma sauvegarde et rien n'était meilleur à mes yeux !

Je savais déjà que mon mariage était terminé, il me fallait encore affronter l''infidèle et faire comme si tout allait bien. Je ne me doutais pas encore de la vie qu'il allait me faire mener pendant les deux mois suivants, mais j'étais prête à tout car je savais que devant la lâcheté de son infidélité, il devenait méchant et que c'était sur moi que ça allait retomber. Mais je savais aussi que je pouvais tout affronter parce que la fin justifiait les moyens et il était grand temps que ce soit comme ça.

Voilà comment s'est passée ma réflexion pendant plus d'un an et comment j'ai réussi à tenir bon jusqu'à la séparation, qui a eu lieu trois mois après que j'ai appris que mon "connard-de-futur-ex-mari-pervers-menteur-traitre" me trompait avec sa belle-soeur !

J'ai cependant réussi à régler mon problème principal, celui de ma maison, ma source, mon bonheur. C'est moi qui suis en train de payer la note (salée), facture d'une commande que je n'ai pas passée, et qui s'élève à près de 30 000€, compte tenu des intérêts, mais je me suis délivrée de celui qui me tirait vers le fond, je suis délivrée de sa hargne, de ses mensonges, de ses omissions, de ses saloperies ... Mon noël suivant s'est passé avec mes enfants, dans l'amour, la joie et le bonne humeur, nous avons fêté ma liberté retrouvée et ce quinze jours durant, le bonheur total !!!

Depuis ma séparation, chez moi il n'y a plus de cris, plus de rage, plus de soupe à la grimace. Nous n'avons pas grand chose et nous tirons souvent, plus souvent qu'à notre tour, le diable par la queue mais rien ne m'arrêtera plus jamais ! J'ai tenu la promesse faite à mes parents et celle que je me suis fait à moi-même.

Ma réflexion a pris fin et mon mariage aussi ! Tout ce que je souhaite, depuis lors, c'est que tout nous soit bonheur, à mes enfants et à moi et, force m'est de constater, que ce n'est que la vérité et ce n'est qu'un début. C'est absolument génial de reprendre ma vie en main.




"Les hommes croient, 
et ils s'imaginent qu'ils pensent."
André Suarès


Ma réflexion de début

Il est important de prendre du temps pour réfléchir, c'est pourtant ce qui me faisait le plus défaut.

C'est vrai, je n'avais pas le temps, parce que mon temps je le passais à régler les problèmes qu'il avait engendrés ... Celui qui me restait il ne me servait qu'à dormir pour récupérer un peu de forces afin de résoudre ceux qui m'attendaient le lendemain. Puis, un jour, un ENORME problème se posa et celui-la m'emmena au loin, je partis pour huit jours et j'y restais treize longs mois. C'est alors que, avec la solitude pour compagne, je me mis à réfléchir sérieusement :
  • sur le devenir de mon couple
  • sur mon devenir
  • sur le devenir de mon fils
J'avais dépassé la cinquantaine et j'étais presque à mi chemin de la soixantaine, il était temps que je réfléchisse !

Les deux premiers mois je m'attachais à régler le problème et, force m'était de constater, que je ne pouvais y arriver seule, j'ai donc mis mon lointain mari à contribution mais sans aucune arrière pensée. Il m'appelait tout les soirs et me criait son amour par téléphone et par mails, ça me donnait la force d'aller de l'avant et je réussis même à ce que le processus du problème soit suspendu. Au bout du second mois je fis une découverte qui me laissa pantoise, je découvris qu'au loin, et malgré qu'il me crie son amour, mon époux faisait de drôles d'achats via internet, des achats qui avaient à voir avec notre intimité et j'en conclus (bête que j'étais) qu'il allait venir me retrouver dans mon exil, peut-être pour un week-end ou une petite semaine, pour que nous nous retrouvions enfin seuls et que nous filions le parfait amour pendant ce temps là ... mais non seulement il n'en fut rien comme ses mails se firent de moins en moins amoureux et, je l'avoue, au vu de ses achats et de sa froideur, mon amour pour lui a pris l'eau.

Ça a commencé par un malaise sur le parking d'un supermarché, je me suis mise à trembler puis les forces m'ont manqué, il était urgent que je m'allonge mais je n'ai pas pu entrer dans ma voiture et je me suis écroulée sur le sol. Je ne me suis pas totalement évanouie mais je n'avais plus aucun contrôle sur moi, les gens se sont agglutinées autour de moi et quand j'ai vraiment repris conscience j'étais dans une ambulance qui faisait "pin pon" et était en route vers l'hôpital le plus proche. J'étais consciente mais je n'arrivais pas à parler, je me suis mise à gonfler et je me suis laissée aller, pour une fois on allait prendre soin de moi.

Arrivée aux urgences, j'ai été immédiatement prise en charge, des analyses de sang ont été faites, j'ai été mise sous perfusion et là j'ai réussi à parler avec le médecin qui était une femme. Mise en confiance j'ai craqué et j'ai tout raconté. Le médecin m'a dit que, plus que mon corps, il me fallait soigner mon âme. En apprenant quels médicaments je prenais elle m'a indiqué que c'était bien mais qu'il fallait que j'y joigne le calme pour réfléchir à ce qui était le meilleur pour moi, puis elle appela la psy de service et elles ont réussi à m'extirper mes peurs les plus folles mais cependant réelles ... Des médicaments ont été ajoutés à ceux que je prenais déjà et la psy me demanda de revenir en consultation avec elle la semaine suivante. Requinquée et dégonflée, à part mon annulaire gauche, je fis le voyage de retour avec les pompiers qui m'avaient attendue, cette fois-ci assise comme une grande, tout à fait consciente et en les remerciant de tout ce qu'ils avaient fait pour moi.

Une fois à la maison j'ai appelé une amie, quand elle arriva je lui racontais mon "aventure" et lui demandais de me conduire dans une bijouterie pour que je fasse couper mon alliance qui me faisait mal, mon annulaire gauche n'ayant toujours pas dégonflé. Sachant tout ce qui m'avait amenée à rester en exil, comprenant que j'étais arrivée à une fourche de mon chemin, elle s'exécuta sur le champ. A la bijouterie une jeune femme me délivra de mon alliance en la coupant et se montra désolée d'avoir coupé sur le prénom de mon mari qui y était gravé, je lui ai répondu que ça n'avait pas d'importance et je me dis que c'était un signe ! Mon annulaire dégonfla a vu d'oeil et, une semaine après, j'ai constaté que mon alliance m'avait déformé le doigt ... depuis je n'ai pas pu y mettre une bague, toutes se coincent, eh oui !

Je n'ai plus rien fait d'autre ce jour là, je me suis reposée et j'ai profité du soleil, puisque dans ce pays béni l'été était arrivé avec le printemps.

C'est à partir de là que je me suis appliquée à réfléchir, à peser le pour et le contre, j'ai fait des listes, les célèbres listes sur une feuille A4 avec un trait au milieu, d'un côté le "pour" et de l'autre le "contre". De toutes les listes que j'ai pu faire les "contre" étaient toujours en majorité, confortée dans ma thèse j'ai décidé de profiter du soleil, puisque la procédure était stagnée et que, j'en étais sûre, une solution allait être trouvée.

Pour compagnie j'avais un chat qui s'était épris d'une immense tendresse pour moi, et je la lui rendais bien, mais le chat s'est révélé être une chatte qui attendait des petits et ses petits elle les a faits chez moi. Il parait que les chats sont excellents contre la dépression, je me suis donc régalée avec les cinq chatons et la maman, je leur ai fait un lit accueillant et douillet, j'ai nourri la famille six mois durant, c'était un bonheur de voir évoluer les chatons et la maman, mes idées noires s'en allaient peu à peu. J'ai planté des fleurs, j'ai fait le grand nettoyage de la maison, j'ai pris mes marques et mes habitudes. Quelques amis sont passés, ceux qui étaient sur place ne m'ont jamais laissée tomber et les nouvelles de mon mari étaient de plus en plus moroses, à un tel point qu'il n'est pas venu me rejoindre pendant ses congés mais il m'a envoyé notre fils et là ... entre mon fils, ma maison, le soleil, la bonne humeur, les chaises longues et la piscine, les petits plats et les thés glacés, plus les chats et leurs pitreries ... là ce n'était que du bonheur !

Mon mari, lui, se passait très bien de moi et j'ai décidé que je me passais très bien de lui, parce qu'il faut soigner le mal par le mal.

Encore deux mois et mon fils rentra, la maison fut vide tout à coup, l'automne était bien entamé mais dans mon pays il est très beau et très chaleureux ... c'est presque un été prolongé et ça ne se rafraichit que le soir venant. Mais je me retrouvais quand même face à face avec la solitude et le temps commença à me sembler long, il fallait régler le problème qui m'y avait amenée.

Comme un autre problème m'attendait en France, j'ai été obligée d'y revenir et je me suis trouvée devant un mari morose voire embêté que je sois rentrée pour quelques jours. C'est à peine s'il m'a embrassée à l'aéroport, alors que nous étions séparés depuis neuf mois, une fois dans la voiture il m'a demandé de l'embrasser "comme il faut" (?) et rentrés à la maison il m'a dit "comme tu vois tout est nickel" (?) puis il s'est couché et a dormi. Et là je me suis dit :

"Les achats sur internet n'étaient pas pour toi, ma vieille !"

Alors je me suis couchée et j'ai dormi aussi, mais pas du sommeil du juste comme lui !

Puis j'ai entamé de régler le problème qui m'avait amenée dans le foyer conjugal et j'ai beaucoup profité de la présence de mon fils, puisque celle de mon mari se résumait à : "je rentre tard, je dine, je dors et le lendemain je repars" ! J'en ai conclu que, décidément, je ne servais qu'à régler les problèmes et qu'il était temps que j'aille finir de régler celui qui m'attendait à 2000 km.

Quand j'ai repris l'avion, j'emmenais dans mes bagages :

  • le manque de mon fils, déjà !
  • L'espoir de régler, enfin, la procédure pendante,
  • la froideur de mon époux
  • et les trouvailles de mon fils sur une toute nouvelle amitié de son père et de sa tante (la belle-soeur de mon mari) !
  • Mais je n'avais toujours pas décidé le devenir de notre mariage, j'ai donc décidé de l'inclure dans le bagage cabine.

De retour dans mon beau pays, où l'automne avait vraiment pris sa place, je ne savais pas encore que le plus dur des combats de ma vie m'attendait !!!

Quelques jours après, tous les ingrédients nécessaires étaient réunis pour que je règle, enfin, le gros problème qui me retenait en exil, je m'apprêtais à le faire,   l'avocat de la partie adverse a envoyé à mon avocat un mail en ce sens et, une heure plus tard, il a sorti un nouveau lapin de son chapeau ! Nous devions environ 15 000€ à la banque ! Pourquoi ? Comment ? Depuis quand ? Pourquoi personne n'en n'avait parlé ? Pourquoi je ne le savais pas ? L'avocat adverse n'en savait pas plus, il allait voir avec la banque ... Je suis sortie de chez mon avocat et je suis allée à la banque et là, surprise, l'un des employés me dit que c'était vrai, qu'il s'agissait de mouvements de cartes de crédit faits par le net sept années auparavant, stupeur totale de ma part !!! Je n'en n'avais jamais rien su !!! J'ai demandé les relevés bancaires et il m'a répondu que ça allait me coûter 9€ par mois, c'est à dire plus de 200€, il m'a aussi indiqué que je devais avoir tous ces documents en ma possession plus les lettres, que c'était donc inutile de dépenser une somme pareille. Je suis sortie de la banque en larmes, j'ai été prise de douleurs et, je me souviens, ce jour là il pleuvait mais je ne pouvais pas m'abriter sous mon parapluie, je m'en suis servie comme d'une canne pour arriver à ma voiture, je me disais que je n'en verrais jamais le bout et ce qui était en jeu était une partie de moi !!!

En jeu il y avait la maison de famille construite pour le mariage de mes grands-parents, qui avait appartenu à mes parents et dont j'avais hérité à leur mort. A cause des dettes faites par mon mari, ma maison avait été mise sous saisie-conservatoire et si je ne réglais pas ce découvert qu'il avait creusé, je risquais tout simplement de perdre ma maison, ma maison ce sont mes mémoires, mon "troisième enfant" qui est aussi "mes parents", ma source !

Quand je me suis retrouvée dans ma maison de poupées, je n'arrivais pas encore à croire à ce qui se passait, j'étais gelée, sidérée, coite, totalement à côté de la plaque et je n'arrivais pas à réagir. C'est dans cet état qu'une de mes amies m'a trouvée, totalement hagarde et allumant les cigarettes les unes avec les autres.
Pour me faire réagir, elle m'a fait un café, m'a passé de l'eau froide sur le visage, m'a calée dans mon fauteuil avec une couverture sur les genoux et elle a allumé le feu dans la cheminée. J'ai bu le café, je me suis réchauffée et je me suis mise à pleureur pour ensuite être prise d'une rage hors normes ! J'ai crié, hurlé des insultes, j'en voulais à mon mari à un tel point que je crois que j'aurais été capable de le frapper ou de lui faire du mal s'il s'était présenté devant moi à ce moment là.
J'étais venue pour régler un problème et, depuis neuf mois, les problèmes s'accumulaient, celui-la étant la goûte d'eau !!! Puis je me suis calmée, j'ai pris une douche, j'ai mis mon pyjama et, une fois mon amie partie, j'ai attendu l'appel du soir de mon mari.

A 23 heures, en France, il m'a téléphoné comme (presque) tous les soirs à la même heure, je lui ai dit ce qui c'était passé, il a nié, je lui ai ordonné de m'envoyer tous les relevés bancaires datant de ces années là, il a ronchonné parce qu'il savait que c'était vrai et que, une fois de plus, il ne m'avait rien dit, profitant de ma maladie qui m'empêchait de faire ce genre de choses, il avait fait comme si rien ne s'était passé, comme s'il n'avait rien fait, j'étais sûre que quand j'aurais enfin eu les relevés en ma possession, il me répondrait comme à son accoutumée "je ne t'ai pas menti, j'ai omis pour ne pas t'énerver". Mais à ce précis moment, au téléphone, je lui ai dit ma manière de penser, je n'en n'avais plus rien à faire, il suffisait de régler ses conneries, à un moment il fallait les assumer, à un moment il lui fallait être un homme ! Quand j'ai raccroché je me sentais mieux et quelques minutes plus tard mon fils m'a annoncé, via l'ordi, que son père était en colère et criait "ça ne peut pas être toujours de ma faute !" eh si, mec, c'était de ta faute !!! Et je pouvais prouver pourquoi !

Après cette dispute téléphonique, je me suis jurée que je ne perdrais pas une partie de moi : MA maison !!! Puis, je me suis retrouvée face à ma solitude avec mon chat ... En rentrant de "mon problème de France" un seul des chats m'attendait, le plus coquin, et il a été ma compagnie jusqu'au bout de mon exil forcé.

Le lendemain, aussitôt mon petit déjeuner avalé et ma douche prise, je me suis habillée de couleurs, mettant de côté le noir qu'était devenu ma couleur depuis trop longtemps, il faisait beau, le soleil brillait et faisait chatoyer les couleurs de l'automne, c'est avec entrain mais en quête d'une force supplémentaire, que je me suis rendue sur la tombe de mes parents ... je leur ai "raconté" ce qui arrivait et, les mains jointes, j'ai juré, en leur mémoire, que c'était la dernière saloperie qu'il me faisait ! Je leur ai demandé pardon de ne pas avoir cru en ce qu'ils m'avaient dit au départ, et c'est en pleurant que je leur ai dit que, quitte à ce que ce soit la dernière chose que je fasse, cette maison resterait dans notre famille. J'y suis restée longtemps, j'ai rajouté de l'eau dans le vase de fleurs et j'ai embrassé leurs portraits en les couvrant de mes larmes, j'ai allumé une bougie pour qu'ils m'éclairent de là-haut et c'est encore en leur demandant pardon que je les ai quittés ce jour là.

C'est ce jour là que j'ai su ce que je voulais pour moi ! Finies les listes de pour et de contre, j'étais arrivée à mes limites sur lesquelles j'avais trop vécu et depuis trop longtemps. Ce jour là tout c'est éclairé, il ne me restait plus qu'à attendre les relevés bancaires qui allaient m'arriver de France pour porter l'estocade finale et mettre mon connard de mari devant ses responsabilités, enfin !!!

L'espoir m'était revenu et il n'allait plus jamais me quitter, j'allais lutter bec et ongles, j'allais me surpasser, je me devais bien ça, aussi bien que je le devais à mes enfants et à la mémoire de mes parents et de tous mes ancêtres. C'est alors que j'ai regardé le ciel, il était immaculé de nuages, d'un bleu comme celui qui n'existe dans mon pays et le soleil brillait de mille feux en ce matin d'automne et je me suis sentie pousser des ailes.



"C'est le propre de l'Homme de se tromper ; 
seul l'insensé persiste dans son erreur."
Cicéron